🏛️ Budget 2026 forcé : l'opposition se rebiffe et perd 63-21!
Une séance de 5h30 qui révèle tout ce que la CAQ préfère taire — en pleine course à la chefferie.
⭐ INTRODUCTION
Le 19 mars 2026, l’Assemblée nationale a tenu l’une de ses séances les plus chargées de la session. En 5h30 de travaux, les députés ont adopté les crédits provisoires 2026-2027 et le projet de loi 26, avec un vote de 63 pour et 21 contre. Mais derrière ce résultat net se cachent des dossiers explosifs que le gouvernement aurait préféré noyer dans la durée. L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont attend son appel d’offres depuis des mois, infesté de rats, de fourmis et de chauves-souris, pendant que la CAQ exige 15 % d’optimisation avant d’agir. L’abolition brutale du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) menace de faire fuir 6 300 travailleurs étrangers en santé recrutés à grands frais. Et pendant ce temps, la course à la chefferie interne à la CAQ produit une contradiction totale : des aspirants qui prêchent moins d’interventionnisme, et un budget qui fait exactement le contraire. APDQ a regardé tout ça de près, pour vous.
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00:01 — Déclarations de députés
00:13:10 — Affaires courantes et motions
00:17:50 — Camions antipollution — vote unanime 93-0
00:26:53 — Crédits santé : HMR et abolition du PEQ
01:25:00 — Crédits habitation
03:30:00 — Crédits économie
04:17:40 — Crédits immigration
05:39:00 — PL 26 adopté — 63 pour, 21 contre
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
Le 19 mars 2026, l’Assemblée nationale adoptait le projet de loi 26 et les crédits provisoires 2026-2027 dans un vote de 63 contre 21. Ce vote s’est tenu dans un contexte politique particulier : la CAQ est en pleine course à la chefferie, avec des aspirants qui réclament publiquement moins d’interventionnisme de l’État — pendant qu’un budget aux allures activistes vient d’être déposé, incluant 2 milliards en santé et 741 millions en habitation. La contradiction est totale, et elle n’est pas passée inaperçue.
Sur le plan financier, le gouvernement défend un déficit à 1,2 % du PIB, en deçà de la moyenne canadienne de 1,7 %. La présentation se veut rassurante. Mais les dossiers concrets qui émergent de cette séance racontent une autre histoire : des choix de gestion qui coûtent cher, des travailleurs laissés en suspens, et des citoyens qui attendent des réponses.
Trois grands dossiers ont dominé les échanges : l’HMR et sa rénovation paralysée, l’abolition précipitée du PEQ qui fragilise le réseau de la santé, et la crise du logement à laquelle le budget répond avec des mesures jugées largement insuffisantes.
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
L’HMR : le prix de l’inaction. Le gouvernement exige 15 % d’optimisation avant de lancer l’appel d’offres pour la rénovation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Résultat : le chantier est bloqué depuis quatre mois. Pendant ce temps, le bâtiment abrite des rats, des fourmis et des chauves-souris — au coût de 35 000 $ en extermination. Et chaque mois de retard représente jusqu’à 112 millions de dollars perdus. La ministre a refusé de répondre aux questions sur ces conditions lors de la séance. Ce silence est lui-même une réponse.
Le PEQ aboli sans filet. La décision d’abolir le Programme de l’expérience québécoise sans période de transition met directement en péril 6 300 travailleurs étrangers en santé. Ces personnes ont été recrutées à l’étranger, souvent avec des promesses d’intégration à long terme. L’ambassadeur de France a lui-même dénoncé publiquement ce virage, parlant de “la fin de l’âge d’or” de l’accueil des Français au Québec. Quand un ambassadeur monte au créneau, ce n’est plus un détail administratif — c’est un signal d’alarme diplomatique.
Le logement : des chiffres qui ne font pas le poids. Le budget propose 1 000 logements sur trois ans dans un contexte de crise profonde. Les experts et les groupes communautaires sont unanimes : c’est nettement insuffisant pour répondre à l’ampleur réelle du problème. Les loyers augmentent partout au Québec. Les ménages à faible revenu n’ont nulle part où aller. Et le gouvernement parle de “mesurettes” dans un secteur qui réclame une réponse structurante depuis des années.
La course à la chefferie contre le budget. Les aspirants à la direction de la CAQ plaident pour moins d’État, moins d’interventionnisme. Mais le budget que leur propre gouvernement vient de défendre et d’adopter va dans la direction opposée. Cette contradiction interne n’est pas anodine : elle révèle une formation politique qui ne sait plus quelle direction prendre, au pire moment possible pour les citoyens qui attendent des décisions claires.
Le seul vrai consensus. Sur la désactivation illégale des systèmes antipollution dans des camions accrédités par l’État, les 93 députés présents ont voté à l’unanimité. C’est rare, et ça mérite d’être souligné. Mais la motion a été transmise à la SAAQ et aux associations de camionneurs. La vraie question : qui surveillait ces garages accrédités jusqu’ici, et qui les surveillera demain ?
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
La CAQ défend un budget “responsable” : 2 milliards en santé, 741 millions en habitation, et maintient que l’exigence de 15 % d’optimisation à l’HMR est une mesure de saine gestion pour éviter les dépassements de coûts.
Le PLQ dénonce l’état délabré de l’HMR — rats, fourmis, chauves-souris, millions perdus chaque mois — et accuse le gouvernement de bloquer un projet essentiel au détriment des patients.
Le PQ critique un budget qui se transforme en guichet pour les multinationales, tout en soulignant la contradiction flagrante avec les positions anti-interventionnistes des aspirants chefs de la CAQ.
Le PCQ a tenté de faire adopter une motion sur la flambée du prix de l’essence en région, bloquée faute de consentement unanime.
L’ambassadeur de France dénonce ouvertement l’abolition du PEQ et son impact sur l’accueil des travailleurs français au Québec.
Le secteur communautaire annonce une grève du 23 mars au 2 avril — présentée comme la plus grande mobilisation du secteur à ce jour.
⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
PL 26 adopté : les crédits provisoires 2026-2027 sont maintenant en vigueur — le gouvernement peut financer ses opérations pour l’exercice en cours.
HMR toujours bloqué : tant que la condition d’optimisation de 15 % n’est pas satisfaite, aucun appel d’offres ne peut être lancé — et le compteur tourne à jusqu’à 112 M$ par mois.
Exode potentiel en santé : l’abolition brutale du PEQ fragilise directement le réseau en mettant à risque de départ 6 300 travailleurs étrangers recrutés pour y travailler.
Crise du logement sans réponse structurante : 1 000 logements sur trois ans sont annoncés dans un contexte de hausse généralisée des loyers — largement insuffisant selon les groupes du milieu.
Motion antipollution : la résolution unanime a été transmise à la SAAQ et aux associations de camionneurs pour suivi — sans mécanisme de reddition de comptes clairement défini.
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Perte de confiance envers le réseau de recrutement international en santé, si le PEQ est aboli sans transition et sans alternative crédible.
Risque de dérapage budgétaire encore plus important à l’HMR si le blocage se prolonge — chaque mois coûte des dizaines de millions à l’ensemble des contribuables.
Fragilisation du réseau de la santé dans les régions déjà en pénurie de main-d’œuvre, si les travailleurs étrangers repartent faute de statut sécurisé.
Aggravation de la crise du logement si les mesures budgétaires restent en deçà des besoins réels des ménages vulnérables.
Tensions diplomatiques durables avec la France, si l’abolition du PEQ est perçue comme un retrait de la promesse d’accueil des travailleurs français.
Perte de crédibilité de la CAQ sur la scène économique, si la contradiction entre le discours des aspirants chefs et les actions gouvernementales s’accentue.
Risque d’impunité dans les garages accrédités si aucune mesure de contrôle renforcée ne suit la motion unanime sur les antipollution.
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Peut-on vraiment justifier de bloquer l’HMR au nom d’une optimisation de 15 %, alors que chaque mois d’attente coûte jusqu’à 112 millions de dollars aux contribuables ?
L’abolition du PEQ sans transition va-t-elle provoquer un exode massif de travailleurs de la santé que le Québec a mis des années à recruter ?
Le prochain chef de la CAQ va-t-il réellement rompre avec l’interventionnisme que ce budget perpétue — ou s’agit-il d’une posture électorale interne ?
Mille logements sur trois ans : est-ce une réponse sérieuse à la crise du logement, ou un écran de fumée pour éviter les décisions structurantes ?
Qui surveille réellement les garages accrédités par l’État qui désactivent illégalement des systèmes antipollution — et depuis combien de temps ça dure ?
Quand un ambassadeur étranger dénonce publiquement une décision du gouvernement québécois, comment qualifier l’absence de réaction du Conseil des ministres ?
❤️ Merci d’être ici
Merci de suivre APDQ et de t’intéresser à la politique québécoise avec un regard citoyen, libre et indépendant. On continue ensemble.
🔵 Découvre APDQ partout
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UChb298sZlCxkN0BbyPdWYTg
Facebook : https://www.facebook.com/APDQavecDominick/
TikTok : https://www.tiktok.com/@dominickapdq
X : https://x.com/PolitiqueQuebec
Instagram : https://www.instagram.com/actualite_politique_du_quebec/
LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/apdq/
Rumble : https://rumble.com/c/APDQ
Odysee : https://odysee.com/@Actualitepolitiqueduquebec:0
💛 Soutenir APDQ
Carte de crédit : https://buy.stripe.com/aEU01ifePaBTfLi6oo
PayPal : https://www.paypal.com/paypalme/DominickJasmin
Interac : virement@actualitepolitiqueduquebec.com
Réponse / validation : Dominick

