Chicoutimi : la soirée où tout a basculé
Chicoutimi renverse la table : le PQ gagne, la CAQ s’écrase, et le PCQ s’installe comme joueur majeur.
Hier, Chicoutimi a envoyé un message politique brutal, chiffré, impossible à relativiser : le Parti québécois a gagné, la CAQ s’est effondrée, Québec solidaire a reculé nettement, et le Parti conservateur du Québec a confirmé qu’il n’est plus un simple « bruit de fond ».
Ce qui frappe, ce n’est pas seulement l’ordre d’arrivée. C’est l’ampleur des déplacements de vote par rapport à 2022.
Les résultats 2026 vs 2022 : les écarts qui racontent l’histoire
Voici la comparaison la plus parlante, en pourcentage du vote :
CAQ : de “forteresse” à débâcle
2022 : 62,28 %
2026 (partielle) : 11,97 %
Variation : -50,31 points (une chute historique dans le comté)
PQ : la vague, version chiffres
2022 : 14,21 %
2026 (partielle) : 45,35 %
Variation : +31,14 points
PCQ : la progression la plus stratégique
2022 : 8,43 %
2026 (partielle) : 26,07 %
Variation : +17,64 points (oui, c’est essentiellement “triplé”)
QS : recul net
2022 : 12,04 %
2026 (partielle) : 5,59 %
Variation : -6,45 points
PLQ : remontée relative, mais contexte particulier
2022 : 3,04 %
2026 (partielle) : 9,13 %
Variation : +6,09 points
Le détail qui change la lecture : la participation
Une partielle, ce n’est pas une générale. Et la participation le rappelle :
2022 : participation 68,73 %
2026 (partielle) : participation 34,22 %
Ça ne “dénature” pas le résultat, mais ça explique une chose : les partis qui ont le mieux performé sont ceux qui ont su mobiliser un noyau dur et imposer une narration simple (“on peut gagner ici”, “on peut battre le gouvernement”, “on est l’alternative”).
Ce que Chicoutimi dit sur chaque parti
PQ : victoire locale, symbole national
Le PQ consolide une série qui n’est plus anecdotique : quatre partielles gagnées d’affilée.
Politiquement, Chicoutimi ajoute une couche : ce n’est pas un comté “facile” en 2022. C’était un château fort caquiste. Et il vient de tomber.
CAQ : le chiffre qui fait mal… et qui colle
Passer de 62 % à ~12 %, ce n’est pas “une contre-performance”. C’est une perte de légitimité locale et un signal d’épuisement organisationnel : quand la machine ne sort plus le vote, tu vois la réalité sans filtre.
PCQ : le vrai gagnant “structurel” de la soirée
Le PQ a gagné le siège. Le PCQ, lui, a gagné une preuve : il peut être deuxième avec un score massif, sans être au pouvoir et sans député sortant dans le comté.
À ce niveau-là, c’est un avertissement pour 2026 : dans plusieurs circonscriptions, la recomposition ne se fera pas uniquement “PQ vs CAQ”.
QS : le vote “militant” qui ne suffit plus
QS recule fortement. Ce n’est pas juste un petit glissement : c’est une perte de terrain dans une partielle où la mobilisation est tout. Leur défi devient clair : quand l’élection tourne au duel “gouvernement vs alternative”, QS peut se faire évacuer du centre du ring.
PLQ : hausse numérique, interprétation prudente
Le PLQ augmente par rapport à 2022, mais ça reste un résultat à lire avec prudence : dans une partielle, des électorats se déplacent parfois par stratégie, par protestation ou par offre locale de candidature. Bref, ce n’est pas automatiquement un “retour” durable.
PSPP et le référendum : ce qui est nouveau, ce qui est stratégique
Paul St-Pierre Plamondon réaffirme qu’un référendum (ou une consultation populaire menant à l’indépendance) fait partie du mandat d’un gouvernement péquiste, avec un horizon “d’ici 2030” qui revient comme engagement balise.
Ce que ça change politiquement :
Il ferme la porte à l’ambiguïté du “peut-être un jour”.
Il ouvre la porte au “moment opportun” : autrement dit, il se donne du jeu pour choisir la fenêtre, au lieu de s’enfermer dans une date fixe dès la première année.
La “fenêtre Trump” : correction de calendrier, mais logique compréhensible
“Trump débarque en 2028”. Techniquement, si Trump est en poste depuis janvier 2025, son mandat court jusqu’en janvier 2029.
Si le PQ veut éviter que l’incertitude américaine domine tout, une fenêtre plus propice pourrait effectivement se situer vers 2028–2029, une fois la séquence américaine plus lisible, et à condition que Québec ait eu le temps de préparer son terrain.
En clair : Chicoutimi donne de l’oxygène à PSPP pour parler de souveraineté sans que ça sonne “théorique”. Il peut dire : “on gagne, on avance, on prépare.”
Ce que ça annonce pour l’élection générale de 2026
L’élection générale est prévue pour le 5 octobre 2026.
Chicoutimi ne prédit pas tout, mais ça impose trois constats :
La CAQ peut perdre des comtés qu’elle croyait verrouillés.
Le PQ est capable de transformer une vague d’opinion en victoire concrète.
Le PCQ devient un facteur qui peut remodeler des luttes à trois (et donc les résultats dans plusieurs circonscriptions).
Conclusion : Chicoutimi, ce n’est pas “un accident”
Quand un parti passe de 62 % à 12 %, ce n’est pas une météo électorale. C’est une rupture.
Et quand un autre monte de 14 % à 45 %, ce n’est pas un “bon candidat”. C’est une dynamique.
Hier, Chicoutimi a parlé. Et ce qu’il a dit, c’est que 2026 ne sera pas une simple reconduction : ce sera une élection de réalignement.
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