💥 DPJ Mauricie : Carmant grillé sur les congédiements!
Le fichier SRT est très long. Je vais maintenant produire le texte complet pour Substack.
Quand le ministre Carmant promet une tutelle… et que ses propres fonctionnaires disent le contraire — crédits services sociaux 2026-2027
⭐ INTRODUCTION
Pendant près de quatre heures, le ministre Lionel Carmant a dû défendre ses choix — et ses contradictions — devant la Commission de la santé et des services sociaux. Au menu : itinérance en hausse de 12 000 personnes, DPJ Mauricie-Centre-du-Québec sous une tutelle qui n'en était pas une, 157 dossiers d'enfants en attente de justice, fouilles à nu dans les centres jeunesse, et une secte dont les enfants restent introuvables pour la DPJ. Les oppositions — libérale, solidaire et indépendante — n'ont pas lâché prise. Le ministre a reconnu des lacunes, promis des suivis, mais s'est souvent réfugié derrière la complexité du système. Ce que ces crédits révèlent, c'est un réseau qui réagit plutôt que prévient, qui accumule les annonces pilotes sans jamais combler les vrais manques, et où des enfants et des familles attendent — parfois depuis des années — une réponse qui ne vient pas.
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00 🎬 Ouverture de la commission — crédits services sociaux 2026-2027
05:00 📊 Itinérance : explosion en régions, 12 000 personnes dans la rue
15:00 🏘️ PSL prévention et évictions — la nouvelle mesure annoncée
28:00 🧮 Bilan du plan 2021-2026 — succès ou échec?
40:00 💰 Financement PRCC et VCS — qui reçoit quoi et quand?
55:00 🏠 Places d'urgence hivernales à Montréal — engagements du ministre
01:05:00 👦 DPJ Mauricie-Centre-du-Québec — tutelle ou accompagnement?
01:20:00 ⚖️ Audit des 157 dossiers — enfants en voie d'adoption injustifiée
01:35:00 🕌 Secte Mission de l'Esprit-Saint — arrestation du chef, DPJ sans résultat
01:45:00 👧 Commission Laurent — 5 ans plus tard, bilan et stratégie Grandir en confiance
02:00:00 🚸 Sorties sèches de la DPJ à 18 ans — PQJ et PSL jeunesse
02:15:00 🧠 Santé mentale et Santé Québec — places, psychologues, délais
02:30:00 🔍 Fouilles à nu en centre jeunesse — 3 000 interventions en un an
02:45:00 💊 P-38 — réforme, budget de 104 M$ et partage avec la justice
02:55:00 🏡 Déficience intellectuelle — logements supervisés et appels d'offres sans réponse
03:05:00 🤝 Femmes itinérantes enceintes — Maisons Bleues sans financement provincial
03:15:00 👩 Mères victimes de la DPJ — aliénation parentale et rapports erronés
03:25:00 📋 Adoption internationale — moratoire et familles en attente
03:35:00 🏁 Clôture des échanges — engagements du ministre et questions sans réponse
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
La Commission de la santé et des services sociaux s'est réunie le 6 mai 2026 pour étudier les crédits budgétaires du volet services sociaux — soit l'argent dépensé et à dépenser par le ministre Carmant dans des dossiers touchant les personnes les plus vulnérables au Québec : itinérants, enfants sous la DPJ, personnes handicapées, familles en crise.
L'exercice des crédits est l'un des rares moments où l'opposition peut questionner un ministre sur des chiffres précis, des décisions concrètes et des engagements passés. Cette commission a révélé des écarts importants entre les annonces publiques et la réalité sur le terrain.
Le contexte est lourd : le dénombrement des personnes en situation d'itinérance d'avril 2025 montre une augmentation de 20 % depuis 2022, après une hausse de 44 % entre 2018 et 2022. La DPJ Mauricie-Centre-du-Québec est au cœur d'un scandale depuis le rapport dévastateur de la Commission des droits de la personne (CDPDJ) qui a révélé des lésions de droits systémiques touchant 157 enfants, et potentiellement 1 500 autres dossiers.
La Commission Laurent publie son cinquième bilan d'avancement le 19 mai 2026, à un moment où les experts et les organismes dénoncent encore des défaillances profondes dans le système de protection de la jeunesse.
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
Le dossier de la DPJ Mauricie-Centre-du-Québec illustre parfaitement le problème de la reddition de comptes dans le réseau. Le ministre Carmant a dit lui-même : « dans ma tête, c'est une tutelle. » Or, son propre ministère avait publiquement affirmé qu'il n'y en avait jamais eu. La directrice nationale de l'époque avait envoyé une lettre parlant d'accompagnement, non de tutelle. Cette contradiction n'est pas anodine : elle touche à des enfants en voie d'adoption, à des familles dont les dossiers ont été falsifiés, à des droits qui ont été brimés. Un an plus tard, aucun parent n'a encore été contacté. C'est inacceptable.
Sur l'itinérance, le ministre se félicite des mesures mises en place, mais reconnaît — sous pression — que le plan 2021-2026 n'a pas réussi à renverser la tendance. L'argument selon lequel on « sort » 4 000 personnes de la rue chaque année devient creux quand on voit qu'il y en a encore 12 000 à la rue, et que le nombre augmente. Le problème de fond — les évictions massives et les hausses de loyers abusives — reste entier, et le minister reconnaît n'avoir eu aucune prise sur ce robinet avant l'annonce de la semaine précédant les crédits.
Les fouilles à nu dans les centres jeunesse — 3 000 en un an, soit 8 enfants par jour — représentent l'un des moments les plus saisissants de la commission. Le ministre dit que la directive pour les éliminer a été envoyée en juillet 2025. Pourtant, les chiffres des crédits 2025-2026 les montrent encore en grand nombre. Et personne n'a pu dire combien d'objets dangereux ont réellement été retrouvés lors de ces fouilles.
La question des ressources pour les femmes en situation d'itinérance a mis en lumière une absurdité systémique : des projets approuvés pour la construction ou la rénovation, mais sans financement pour le fonctionnement. Des appartements vides pendant que des femmes dorment dans la rue. Un gardien de sécurité manquant à 30 000 $ pour qu'un refuge puisse ouvrir. Le ministre a promis de régler ces cas — mais c'est le signalement public par les élus qui a provoqué l'action, pas le système lui-même.
Enfin, la commission a révélé que le suivi du rapport Laurent demeure insuffisant. Cinq ans après ses recommandations, des pratiques dénoncées persistent : contention, isolement, placements précipités, rapports erronés, aliénation parentale utilisée contre des mères victimes de violence conjugale. La nouvelle stratégie Grandir en confiance, bien que bien reçue par la directrice nationale, semble ajouter une couche de gouvernance à un système qui a besoin d'une transformation culturelle réelle — pas d'un nouveau comité.
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
La DPJ Mauricie-Centre-du-Québec a publiquement nié l'existence d'une tutelle, alors que le ministre Carmant confirme lui-même en commission qu'il considère avoir imposé une tutelle — révélant une fracture majeure entre le politique et l'administratif.
Le maire de Val-d'Or et le président du Conseil régional des préfets de Rouyn-Noranda ont exprimé leur déception après l'annonce des PSL prévention, réservée aux trois grands centres, alors que les régions affichent des hausses d'itinérance allant jusqu'à 119 %.
Des organismes comme les Maisons Bleues, Multicaf et RAP Jeunesse ont dénoncé des financements incomplets, des locaux vides et des projets financés à moitié par le gouvernement sans jamais recevoir les fonds pour opérer.
Le ministre reconnaît ne pas avoir su que le projet chez Doris à Montréal — des logements pour femmes itinérantes — avait été construit sans un sou du gouvernement provincial.
La famille à Trois-Rivières citée dans les 157 dossiers audités voit ses enfants en voie d'adoption, sans qu'aucun contact n'ait encore été fait avec les parents — plus d'un an après le rapport de la CDPDJ.
Les fouilles à nu dans les centres jeunesse, présentées comme mesure d'exception, ont été effectuées près de 3 000 fois en un an selon les cahiers de crédits déposés à la commission.
⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
Les 157 dossiers audités en Mauricie-Centre-du-Québec restent sans suite concrète pour les familles : aucun parent contacté, aucune décision de suspension des adoptions en cours, et la CDPDJ réclame 1 500 dossiers supplémentaires à réviser.
La réforme de la Loi sur la garde en établissement et les soins psychiatriques (P-38) avance avec 104 millions de dollars au budget, mais sans mémoire du Conseil des ministres transmis aux oppositions et sans ventilation budgétaire détaillée.
Le plan d'action interministériel en itinérance 2021-2026 a été prolongé d'un an sans être révisé, ce qui signifie que 107 millions de dollars récurrents sont reconduits, mais sans nouvelle stratégie officielle.
Les fermetures ou non-renouvellements de postes — 206 postes abolis dans la seule Capitale-Nationale en un an, diminution de 970 places en ressources intermédiaires pour les personnes avec déficience intellectuelle — fragilisent un réseau déjà sous pression.
L'adoption internationale reste suspendue par moratoire depuis 18 mois, avec une décision attendue d'ici la fin 2026 ou début 2027, laissant des dizaines de familles québécoises dans l'incertitude.
La directive visant à interdire l'utilisation abusive du concept d'aliénation parentale contre les mères victimes de violence conjugale n'est pas encore formellement envoyée dans tout le réseau, selon les témoignages recueillis en commission.
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Des enfants en voie d'adoption pourraient être adoptés définitivement avant que les audits des 157 dossiers soient complétés et les familles contactées, rendant toute correction impossible.
Les femmes en situation d'itinérance — dont le taux a explosé depuis 2018 — continueront à être refusées dans des ressources surchargées si des projets comme chez Doris ne reçoivent pas de financement opérationnel.
La non-reconduction confirmée des 3 000 places d'urgence hivernales à Montréal pour 2026-2027 (en attente d'engagement du ministre) pourrait laisser des centaines de personnes sans abri au prochain hiver.
Sans mécanisme indépendant de révision des dossiers DPJ impliquant des rapports falsifiés, des mères victimes continueront à subir les conséquences d'erreurs jamais corrigées.
L'absence de directive claire sur les fouilles à nu dans les centres jeunesse maintient un risque de re-traumatisation systématique pour des jeunes déjà vulnérables.
La réduction des places en ressources intermédiaires (RI) pour les personnes avec déficience intellectuelle risque de prolonger leur séjour en institution ou de les laisser sans logement adapté.
Si la réforme du P-38 est adoptée sans transparence budgétaire pour les oppositions, le processus législatif perdra en crédibilité et en rigueur.
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Pourquoi le ministère de la Santé et des Services sociaux a-t-il publiquement nié l'existence d'une tutelle à la DPJ Mauricie-Centre-du-Québec alors que le ministre lui-même reconnaît en avoir imposé une — et qui est responsable de cette contradiction?
Combien d'enfants parmi les 157 dossiers audités sont actuellement en voie d'adoption, et pourquoi aucune mesure de suspension n'a-t-elle été imposée le temps que les familles soient contactées?
Pourquoi le gouvernement annonce-t-il des projets pilotes en itinérance ciblant seulement trois grandes villes alors que les hausses les plus dramatiques — jusqu'à 119 % — se produisent en régions?
Si 3 000 fouilles à nu ont eu lieu dans les centres jeunesse en 2025-2026 malgré la directive envoyée en juillet 2025, que vaut réellement cette directive et quelles sanctions existent pour les établissements qui ne la respectent pas?
Combien de mères victimes de violence conjugale ont perdu la garde de leurs enfants en raison de rapports d'intervenantes contenant des informations erronées ou fausses, et quand un mécanisme indépendant de révision de ces dossiers sera-t-il mis en place?
Pourquoi le mémoire du Conseil des ministres sur la réforme du P-38 n'a-t-il pas été transmis aux partis d'opposition, alors que leur collaboration est explicitement demandée pour adopter ce projet de loi avant la fin de la session?
❤️ Merci d'être ici
Merci de suivre APDQ et de t'intéresser à la politique québécoise avec un regard citoyen, libre et indépendant. On continue ensemble.
🔵 Découvre APDQ partout
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UChb298sZlCxkN0BbyPdWYTg
Facebook : https://www.facebook.com/APDQavecDominick/
TikTok : https://www.tiktok.com/@dominickapdq
X : https://x.com/
Threads : https://www.threads.com/@actualite_politique_du_quebec
Bluesky : https://bsky.app/profile/apdq.bsky.social
Instagram : https://www.instagram.com/actualite_politique_du_quebec/
LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/apdq/
Rumble : https://rumble.com/c/APDQ
Odysee : https://odysee.com/@Actualitepolitiqueduquebec:0
Site web : https://actualitepolitiqueduquebec.com
💛 Soutenir APDQ
Carte de crédit : https://buy.stripe.com/aEU01ifePaBTfLi6oo
PayPal : https://www.paypal.com/paypalme/DominickJasmin
Interac : virement@actualitepolitiqueduquebec.com (réponse : Dominick)
