⚔️ Fréchette vs Drainville: la CAQ se décide
La CAQ ne choisit pas juste un chef: elle choisit son ADN
CAQ: duel de chefferie… ou duel de vérités?
La CAQ est en train de vivre ce que tous les partis finissent par vivre un jour: le moment où le “marketing” ne suffit plus.
Quand ton chef annonce son départ, quand une course se rétrécit, quand un candidat pressenti se désiste, ça ne révèle pas juste des ambitions personnelles. Ça révèle un parti qui cherche désespérément une chose: une identité.
Parce que là, on n’est pas dans une course “pour remplacer Legault”.
On est dans une course pour décider ce que la CAQ va devenir… et surtout ce qu’elle n’assume plus.
Un duel qui ne dit pas son nom
Le choix qui s’installe, c’est presque caricatural.
D’un côté, Christine Fréchette.
Le profil compétence. Le profil économie. Le profil gestion.
La candidate qui te vend l’idée qu’on peut “repartir la machine”, calmer le jeu, parler d’investissement, de productivité, de croissance. Une CAQ qui veut retrouver son look de “parti raisonnable”.
De l’autre, Bernard Drainville.
Le profil bataille. Le profil symbole. Le profil identité.
Le politicien qui ne s’est jamais caché d’aimer le combat et les grandes lignes rouges. Une CAQ qui pense qu’elle regagnera son monde en “reprenant l’agenda”, en frappant plus fort, en assumant plus.
Et là, on arrive au cœur du problème:
La CAQ veut-elle redevenir un parti de gestion… ou redevenir une machine de mobilisation émotionnelle?
Parce que les deux chemins ne mènent pas au même Québec. Et surtout pas au même électorat.
Fréchette: la compétence, oui… mais la cohérence va être testée
Fréchette, c’est la carte de la crédibilité économique. Et dans un Québec nerveux, ça compte. Beaucoup.
Mais il y a un angle que la CAQ ne pourra pas éviter, parce qu’il est trop symbolique.
Fréchette a eu un passage dans l’univers péquiste. Elle a travaillé dans un cabinet ministériel à l’époque où Jean-François Lisée était aux Relations internationales.
Et des informations rapportées publiquement indiquent qu’elle aurait quitté le PQ en désaccord avec la Charte des valeurs.
Or, la Charte des valeurs, ce n’est pas un dossier abstrait. Ce n’est pas “un débat de société” neutre. C’est un combat politique.
Et ce combat-là, à l’époque, était associé à un nom: Bernard Drainville.
Tu comprends la charge symbolique?
Si c’est exact, on aurait une candidate qui se serait éloignée du PQ à cause de la Charte… et qui se retrouve aujourd’hui face à l’homme qui a porté ce dossier, pour prendre la direction d’un autre parti, dix ans plus tard.
La politique, c’est parfois un théâtre. Mais ça, c’est carrément un scénario.
Ce que Fréchette devra expliquer, ce n’est pas juste “où elle s’en va”.
C’est “d’où elle vient” et “comment elle justifie son virage”.
Parce que dans une course, la compétence ne suffit pas.
On élit aussi une histoire. Une logique. Une colonne vertébrale.
Drainville: le punch… et le boulet qui vient avec
Drainville, lui, a un avantage brutal: il sait parler. Il sait frapper. Il sait cadrer. Il sait réduire une complexité à une phrase qui fait le tour des médias.
En politique moderne, c’est une arme.
Mais il y a un prix.
Drainville, c’est aussi le bagage. Et ce bagage-là est lourd, parce qu’il est polarisant. Même si tu es d’accord avec lui, tu sais que son nom vient avec un effet automatique: il rallume la guerre.
Et c’est là que la CAQ doit se poser la vraie question.
Est-ce qu’elle veut un chef qui va mobiliser une base… en risquant d’aliéner le reste?
Ou est-ce qu’elle veut un chef qui va élargir la coalition… en risquant de frustrer ceux qui veulent une ligne dure?
Drainville peut “ramasser” un vote identitaire. Oui.
Mais est-ce qu’il peut ramener des sièges là où la CAQ a saigné?
Est-ce qu’il peut parler à Montréal sans déclencher l’alarme?
Est-ce qu’il peut reconstruire une coalition large sans refaire le même film, avec les mêmes déchirures?
Parce qu’un chef, ce n’est pas juste quelqu’un qui gagne une course interne.
C’est quelqu’un qui doit gagner un Québec.
La CAQ n’a plus le luxe d’être ambiguë
Pendant des années, la CAQ a réussi une recette simple:
économie + nationalisme soft + promesse d’efficacité + fatigue envers les vieux partis.
Ça a marché parce que ça rassemblait des gens qui ne pensaient pas pareil, mais qui acceptaient le deal.
Le problème, c’est que ce deal est en train de se briser.
Et c’est exactement ce que cette course expose.
Fréchette, c’est le retour vers un parti plus “gestion”, plus “centre”, plus “économie”.
Drainville, c’est la tentation de redevenir un parti de symboles, de frontières, de lignes rouges.
Et la CAQ ne pourra pas faire semblant que c’est la même chose.
Le point que personne ne veut dire tout haut
Si Fréchette a réellement tourné le dos au PQ à cause de la Charte, son duel contre Drainville devient plus qu’une course.
Ça devient un test de vérité.
Est-ce que la CAQ veut avaler une contradiction en espérant que personne ne regarde?
Ou est-ce qu’elle veut l’assumer frontalement et dire: “Oui, la vie politique est faite de virages… et voici pourquoi”?
Parce qu’au fond, c’est ça la question.
Pas “qui est le plus sympathique”.
Pas “qui a le meilleur CV”.
Pas “qui parle le mieux”.
La question, c’est:
quelle CAQ on veut… et quel Québec ça va produire?
Conclusion: deux candidats, deux directions, une seule réalité
La CAQ arrive à une bifurcation.
Fréchette: l’image d’un redémarrage économique, un retour à la compétence, mais une cohérence qui sera scrutée comme jamais.
Drainville: un chef qui peut imposer un récit et une discipline, mais qui traîne un bagage identitaire qui peut rallumer la polarisation à pleine puissance.
Et là, tu sais quoi?
Cette course va être un miroir.
Pas seulement pour la CAQ.
Pour le Québec.
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