💸 Gardes du corps payés par les Québécois pendant la course à la direction de la CAQ?
Gardes du corps, voitures de fonction et course à la direction de la CAQ : qui a payé la note? L'État ou le parti? Pascal Paradis force un ministre à répondre — et les réponses soulèvent plus de questions qu'elles n'en règlent.
⭐ INTRODUCTION
Lors de l'étude des crédits du 21 mai 2026, le député Pascal Paradis (PQ, Jean-Talon) a interpellé le ministre Jean-François Roberge avec des données issues d'une demande d'accès à l'information. Au cœur de l'échange : des dizaines de milliers de dollars en salaires de gardes du corps et en frais de véhicule engagés pour deux candidats à la direction de la CAQ — alors qu'ils n'occupaient plus de fonctions ministérielles actives. La question posée est simple, directe et légitime : pourquoi les contribuables québécois ont-ils absorbé ces coûts plutôt que le parti politique lui-même? La réponse du ministre, elle, est nettement moins tranchée.
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00 🎬 Introduction : Pascal Paradis présente les données d'accès à l'information
00:35 💰 Chiffres révélés : voitures (~9 000 $ chacun) et salaires de gardes du corps (40 000 $ et 37 000 $)
01:10 ❓ La question centrale : l'État ou la CAQ devait-il payer?
01:45 🛡️ Réponse du ministre Roberge : justification par la sécurité des aspirants premiers ministres
02:30 🔁 Paradis relance : la question n'est pas le principe, c'est le payeur
03:05 📜 Paradis demande : existe-t-il une base légale ou est-ce purement discrétionnaire?
03:40 🤐 Roberge admet ne pas avoir été impliqué dans la décision
04:15 📂 Engagement de Roberge à transmettre les informations manquantes
04:51 🏁 Fin de l'échange en étude de crédits
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
Lors de la course à la direction de la Coalition Avenir Québec, deux candidats — dont l'actuelle première ministre un représentant du gouvernement et le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie — ont continué de bénéficier de privileges associés à leurs fonctions ministérielles, notamment une voiture de fonction et une escorte de sécurité. Or, durant cette période, ils n'exerçaient plus leurs fonctions de ministre à proprement parler, mais s'engageaient dans une compétition interne de parti.
Pascal Paradis, porte-parole du Parti québécois, a obtenu via une demande d'accès à l'information des données partielles sur ces coûts : environ 9 000 $ de frais de véhicule par candidat, 40 000 $ minimum pour les gardes du corps de la première ministre et 37 000 $ minimum pour ceux du ministre de l'Économie. Ces montants n'incluent pas les frais d'hébergement, de nourriture ni d'essence.
Jean-François Roberge, ministre interpellé lors de cette étude de crédits, a soutenu que protéger des aspirants premiers ministres relevait de l'État dans une démocratie saine. Il a toutefois admis n'avoir pas participé à la décision et ne pas disposer de l'ensemble des informations, renvoyant la responsabilité au cabinet de l'ancien premier ministre.
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
La question de Pascal Paradis est chirurgicale. Il ne remet pas en cause le principe de la protection des élus — il remet en cause qui doit en assumer le coût financier lorsque ces élus font campagne pour le compte de leur propre parti. C'est une distinction fondamentale que le ministre a visiblement eu du mal à affronter directement.
La justification de Roberge repose sur l'idée que les candidats à la direction de la CAQ étaient des aspirants premiers ministres, donc des cibles potentielles justifiant une protection étatique. Mais ce raisonnement soulève une question inconfortable : si demain le PLQ, QS ou le PQ tiennent une course à la direction, les contribuables paieront-ils également les gardes du corps des candidats? Le ministre lui-même n'a pas su répondre à cette question.
Ce qui est troublant, c'est que personne au gouvernement ne semble en mesure de dire sur quelle base légale ou réglementaire cette décision a été prise. Roberge avoue qu'il ne s'y est pas associé, qu'il suppose que c'est le cabinet de l'ancien premier ministre qui l'a décidé. En démocratie, ce type de réponse floue sur l'utilisation des fonds publics est inacceptable.
Il est également notable que les chiffres présentés sont partiels. On ne connaît pas encore les frais d'hébergement, de nourriture ou d'essence. Le portrait financier complet pourrait être significativement plus élevé. Paradis a demandé un engagement pour obtenir le reste — Roberge a répondu qu'il ferait « le maximum ». Ce n'est pas un engagement ferme.
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
Pascal Paradis insiste sur le fait que la CAQ, en tant que parti, aurait dû offrir de rembourser ces frais plutôt que de les laisser absorber par l'État.
Jean-François Roberge n'a pas défendu la décision comme sienne, mais l'a justifiée après coup, ce qui soulève la question de la responsabilité ministérielle collective.
Le ministre évoque l'attentat contre Pauline Marois pour contextualiser les risques sécuritaires — une référence qui, dans ce contexte, peut sembler utilisée pour clore le débat plutôt que l'alimenter.
La réponse de Roberge laisse entendre que la décision aurait été prise de façon discrétionnaire, sans cadre légal clair, ce qu'il n'a ni confirmé ni infirmé directement.
Les chiffres révélés ne représentent qu'une partie des coûts réels : les frais d'hébergement, de nourriture et d'essence restent inconnus.
Aucun engagement ferme n'a été donné quant à l'existence d'un cadre normatif futur encadrant ce type de dépense lors des courses à la direction.
⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
Cette situation met en évidence un vide juridique ou réglementaire quant aux protections accordées aux candidats à une direction de parti — sur fonds publics.
Sans cadre légal explicite, ces décisions restent à la discrétion de l'exécutif, ce qui crée un précédent dangereux et inégalitaire selon le parti au pouvoir.
Les contribuables québécois ont financé une compétition interne de parti sans qu'aucun mécanisme de transparence ou de remboursement ne soit prévu.
Une demande de transmission d'information plus complète a été formulée — si elle est honorée, elle pourrait révéler un coût total beaucoup plus élevé.
Cette affaire pourrait alimenter des demandes de réforme des règles d'attribution des privilèges ministériels lorsque ces privilèges s'étendent au-delà du mandat actif.
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Pression accrue pour que l'Assemblée nationale encadre légalement l'attribution des protections de sécurité aux candidats à des courses à la direction de parti.
Risque que des partis d'opposition réclament la même protection étatique pour leurs propres candidats à la direction, créant une dépense récurrente non balisée.
Possibilité que des demandes d'accès à l'information supplémentaires révèlent des montants encore plus importants une fois les frais complets compilés.
Atteinte à la crédibilité du gouvernement CAQ sur la question de la gestion rigoureuse des fonds publics.
Signal envoyé aux partis politiques : il est possible de faire financer par l'État des activités partisanes sans obligation de remboursement, si le gouvernement est votre propre formation politique.
La réponse évasive du ministre pourrait inciter d'autres élus à pousser pour obtenir un audit indépendant de ces dépenses.
Si aucun cadre normatif n'est établi, cette situation risque de se répéter à chaque prochaine course à la direction d'un parti gouvernemental.
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Sur quelle base légale ou réglementaire précise a-t-on décidé de faire payer par l'État les gardes du corps de candidats à une course à la direction de parti?
Si aucune loi ne prévoit explicitement cela, pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas exigé un remboursement de la CAQ?
Le même traitement serait-il accordé aux candidats à la direction du PLQ, de QS ou du PQ si leur parti était au pouvoir?
Quel est le coût total réel, incluant hébergement, nourriture et essence, et quand les contribuables en seront-ils informés?
Qui, précisément au cabinet de l'ancien premier ministre, a pris cette décision — et a-t-elle été documentée?
Le gouvernement envisage-t-il de mettre en place un cadre normatif clair pour éviter qu'une telle situation se reproduise sans transparence?
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