Interpellation : 🏚️ 740 RPA fermées, aînés abandonnés : la CAQ assume-t-elle ce bilan?
La ministre des Aînés face à ses contradictions : quand les promesses ne suivent pas les besoins des personnes vulnérables du Québec.
⭐ INTRODUCTION
Le 20 mars 2026, la Commission des relations avec les citoyens a été le théâtre d’une interpellation serrée, où la députée de Lapinière a mis la ministre des Aînés en face d’une réalité que le gouvernement CAQ peine à assumer : des dossiers cruciaux pour les personnes âgées et vulnérables du Québec sont bloqués, reportés ou mal gérés depuis des années. Derrière les chiffres de budgets annoncés se cachent 20 000 personnes hébergées dans des ressources intermédiaires sans entente-cadre valide, 5 500 personnes en attente d’une place, et des proches aidants laissés dans le flou. La politique de soutien à domicile, déclarée priorité numéro un en 2022, n’a été livrée qu’en janvier 2026 — sans plan d’action. Ce n’est pas une question de manque de ressources financières : c’est une question de volonté politique et de cohérence. APDQ vous présente une analyse citoyenne de cette séance de près de deux heures.
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00 — Ouverture de la séance
00:58 — Déclaration de Mme Caron : un laisser-aller documenté
01:42 — Ressources intermédiaires : entente-cadre expirée
04:31 — 5 500 personnes en attente, risques de faillites imminents
05:20 — 740 RPA fermées en 8 ans, des aînés déracinés
07:54 — Gériatres répondants : financement perdu après l’abolition de l’IPAM
11:07 — La ministre défend le bilan de la CAQ
16:08 — Soutien à domicile et politique nationale
21:19 — CLSC : projet concluant, mais déploiement reporté
24:07 — Proches aidants : allocation ou crédit d’impôt?
01:55:08 — Programme d’adaptation domicile (PAD)
01:56:42 — ESSAD sous pression des appels d’offres
01:59:47 — Levée de la séance
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
Cette interpellation s’est tenue à la Commission des relations avec les citoyens en fin de 43e législature, dans un contexte où plusieurs dossiers liés aux aînés et aux personnes vulnérables arrivent à un point critique. La députée de Lapinière (PLQ) a confronté la ministre des Aînés sur des engagements non tenus, des négociations au point mort et des réformes dont les effets négatifs se font sentir sur le terrain.
L’entente-cadre qui encadre les ressources intermédiaires — qui hébergent 20 000 personnes vulnérables — est expirée depuis le 31 mars 2025. Le Conseil du Trésor négocie, mais selon l’opposition, il le fait sans connaître adéquatement le réseau concerné. Résultat : 5 500 personnes attendent une place, et des faillites d’organisations sont appréhendées.
La loi 2, qui a créé Santé Québec, a aussi eu des effets collatéraux non anticipés : l’abolition de l’IPAM a laissé orphelin un projet pilote de gériatres répondants pourtant jugé essentiel par une coroner dans un rapport officiel. Ce projet est maintenant en péril, sans source de financement claire.
Enfin, la politique nationale de soutien à domicile — annoncée comme priorité en 2022 — n’a été déposée qu’en janvier 2026, sans plan d’action concret. La commission parlementaire sur les RPA, demandée par l’opposition, a quant à elle été bloquée par les votes de la CAQ en 2023.
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
Ce qui frappe dans cette interpellation, c’est l’écart criant entre le discours de gestion responsable porté par la ministre et les faits documentés présentés par l’opposition. Doubler le budget du soutien à domicile est une chose; livrer une politique cohérente, coordonnée et assortie d’un plan d’action en est une autre. À ce jour, ce plan est absent.
Le dossier des ressources intermédiaires illustre parfaitement ce décalage. L’entente-cadre est expirée depuis un an. Des faillites menacent des organisations qui hébergent des personnes parmi les plus vulnérables. Et pendant ce temps, les négociations piétinent au Conseil du Trésor. Ce n’est pas une crise imprévue — c’est une négligence annoncée.
Le cas des proches aidants rémunérés est particulièrement révélateur. Le gouvernement a annoncé une rémunération comme avancée sociale. Mais en devenant prestataires de services, ces proches aidants risquent de perdre leur crédit d’impôt existant — un arbitrage financier majeur dont les familles n’ont pas été clairement informées. C’est une promesse qui pourrait coûter cher à ceux qu’elle prétendait aider.
Sur les CLSC comme porte d’entrée du soutien à domicile, la ministre reconnaît elle-même que les projets pilotes sont concluants. Et pourtant, le déploiement est reporté, sans explication claire. Pendant ce temps, 100 000 personnes dépendent des ESSAD — des organisations ancrées localement — qui sont menacées par une logique d’appels d’offres imposée par Santé Québec, une logique qui favorise les plus grands au détriment de l’enracinement communautaire.
Finalement, le projet de gériatres répondants — soutenu par les recommandations d’une coroner — est aujourd’hui en péril faute de financement, conséquence directe de l’abolition de l’IPAM dans la loi 2. On réforme sans filet de protection pour les projets en cours. C’est de la gestion à courte vue.
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
La CAQ a voté contre la tenue d’une commission parlementaire sur les RPA en 2023 — un vote que la ministre n’a pas pu expliquer sereinement lors de cette séance.
La ministre défend son bilan : budget de soutien à domicile doublé (de 1,4 G$ à 2,6 G),investissementde2,9G), investissement de 2,9 G ),investissementde2,9G en maisons des aînés, première politique nationale sur l’Alzheimer. Elle admet les délais dans les négociations RI, mais refuse d’interférer dans le processus.
L’opposition libérale soutient que la CAQ avait le gros bout du bâton depuis des années et a choisi de laisser aller des dossiers cruciaux. Elle dénonce des réformes trop tardives, un plan d’action absent et des proches aidants induits en erreur.
Des groupes communautaires s’inquiètent que la logique d’appels d’offres de Santé Québec déstructure les ESSAD construits sur des décennies d’enracinement local.
L’annonce de la rémunération des proches aidants est présentée comme une victoire par le gouvernement, mais des experts et des familles soulèvent l’absence d’information sur les impacts fiscaux réels.
⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
Sans entente-cadre renouvelée pour les ressources intermédiaires, des faillites imminentes aggraveraient encore la liste d’attente de 5 500 personnes vulnérables.
Un proche aidant travaillant 10 heures par semaine reçoit jusqu’à 10 920 $ par an — mais risque de perdre son crédit d’impôt existant, un impact financier que les familles n’ont pas été aidées à anticiper.
Adapter un domicile peut coûter jusqu’à 50 000 $ une fois, contre 100 000 $ par an en hébergement — le Programme d’adaptation domicile (PAD) reste sous-coordonné entre ministères, freinant son efficacité réelle.
L’abolition de l’IPAM dans la loi 2 a créé un vide de financement pour les gériatres répondants, pourtant recommandés dans un rapport de coroner, sans mécanisme de remplacement prévu.
Les ESSAD, qui servent 100 000 personnes, risquent d’être fragilisés ou déstructurés par une logique d’appels d’offres qui avantage les grandes organisations au détriment des services locaux et communautaires.
La politique nationale de soutien à domicile, livrée avec 3 ans de retard, reste sans plan d’action concret, ce qui compromet son application réelle sur le terrain.
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Fermeture de ressources intermédiaires faute d’entente, aggravant la crise d’hébergement pour les personnes âgées et vulnérables.
Perte financière nette pour des proches aidants rémunérés mal informés des impacts fiscaux de leur nouveau statut.
Déstructuration du réseau communautaire de soutien à domicile par la logique d’appels d’offres de Santé Québec.
Abandon effectif du projet de gériatres répondants, au détriment de la qualité des soins en hébergement.
Érosion de la confiance envers le gouvernement CAQ sur les dossiers des aînés, à l’approche d’une élection.
Maintien d’un déséquilibre coûteux entre hébergement institutionnel et soutien à domicile, contrairement aux objectifs déclarés.
Retard supplémentaire dans le déploiement du rôle des CLSC comme porte d’entrée, malgré des résultats pilotes concluants.
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Pourquoi les négociations sur l’entente-cadre des ressources intermédiaires piétinent-elles depuis un an, avec 5 500 personnes en liste d’attente?
Qui finance concrètement les gériatres répondants depuis l’abolition de l’IPAM, et qui est responsable de combler ce vide?
Pourquoi le déploiement des CLSC comme porte d’entrée du soutien à domicile a-t-il été reporté malgré des résultats pilotes reconnus comme concluants?
Les proches aidants rémunérés perdront-ils leur crédit d’impôt? Et si oui, qui clarifiera ce flou pour les milliers de familles concernées?
Est-il acceptable que la politique nationale de soutien à domicile ait été annoncée en 2022 et livrée en 2026, toujours sans plan d’action?
Comment protéger les ESSAD et les organisations communautaires ancrées localement face à une logique d’appels d’offres qui ne tient pas compte de leur valeur sociale?
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