🕯️ L'Assemblée nationale honore 15 ex-parlementaires disparus en 2025
Une cérémonie inédite à l'Assemblée nationale du Québec : 15 ex-parlementaires honorés, leurs familles remerciées, et une démocratie qui se souvient.
⭐ INTRODUCTION
Le 25 mai 2026, pour la toute première fois, l'Assemblée nationale du Québec tenait une cérémonie commémorative officielle en l'honneur des ex-parlementaires décédés au cours de l'année précédente. Quinze députés qui ont marqué la vie politique québécoise entre les années 1960 et les années 2010 ont ainsi été honorés dans la salle du Conseil législatif, en présence de leurs familles, de parlementaires actuels et du Cercle des ex-parlementaires. La présidente de l'Assemblée nationale, Nathalie Roy, a prononcé les allocutions d'hommage, rappelant les contributions de chacun à la démocratie, aux régions, aux droits des femmes et aux institutions québécoises. Cette première édition, proposée par le Cercle des ex-parlementaires, est appelée à devenir un rendez-vous annuel. Un moment sobre, solennel et profondément humain, qui rappelle que derrière chaque élu, il y a une vie, une famille, et un héritage.
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00 🎬 Ouverture de la cérémonie et accueil des dignitaires
02:30 🎤 Allocution de la Présidente de l'Assemblée nationale, Nathalie Roy
08:00 🏛️ Discours du Président du Cercle des ex-parlementaires, Normand Jutras
15:00 📸 Remise des photographies commémoratives aux familles
22:30 🕯️ Hommage aux familles absentes — noms lus solennellement
26:00 🗣️ Allocution d'Étienne-Alexis Boucher, au nom des familles présentes
31:00 🌿 Discours final de la Présidente Nathalie Roy — portraits des 15 ex-parlementaires
40:30 🙏 Moment de recueillement et clôture de la cérémonie
41:30 🎶 Remerciements aux musiciennes et mot de fin
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
Cette cérémonie marque une première dans l'histoire parlementaire québécoise. Initiée par le Cercle des ex-parlementaires de l'Assemblée nationale, elle a été accueillie favorablement par la présidence de l'Assemblée. Elle se tient sous la 43e législature, dans un contexte où l'institution cherche à renforcer le lien entre sa mémoire collective et ses pratiques actuelles.
Les quinze ex-parlementaires honorés ont siégé à des époques très différentes, certains dès les années 1960, d'autres jusqu'au milieu des années 2010. Ils représentaient une variété de partis politiques et de régions du Québec, illustrant ainsi la pluralité de l'engagement démocratique à travers les décennies.
La tenue de la cérémonie dans la salle du Conseil législatif — le salon rouge — est hautement symbolique. C'est au cœur même de l'institution que l'on rend hommage à ceux qui l'ont fait vivre avant nous.
Parmi les figures honorées : Lise Bacon, première femme à avoir occupé le poste de vice-première ministre du Québec, et Jean Campeau, qui a coprésidé la Commission Bélanger-Campeau sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec.
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
Cette cérémonie est bien plus qu'un protocole officiel. Elle pose une question fondamentale : comment une société honore-t-elle ceux qui l'ont servie ? En instituant ce rendez-vous annuel, l'Assemblée nationale reconnaît que la mémoire démocratique est un pilier actif, pas un simple souvenir.
Il est frappant d'entendre la présidente Nathalie Roy rappeler que ces quinze personnes totalisaient, cumulativement, près de 130 ans de service parlementaire. Ce chiffre seul devrait faire réfléchir. L'engagement politique n'est pas qu'un mandat — c'est souvent une vie.
Le discours du président du Cercle des ex-parlementaires, Normand Jutras, a su mettre en lumière une réalité trop souvent ignorée : les familles des élus. Ces proches qui ont partagé les longues semaines à Québec, les week-ends effacés, les tensions et les sacrifices, méritent eux aussi d'être reconnus. C'est un geste de dignité que de le dire publiquement, dans une enceinte institutionnelle.
La mention de la Commission Bélanger-Campeau rappelle que certains de ces parlementaires ont été au cœur des moments les plus décisifs de l'histoire constitutionnelle québécoise. Leur travail continue d'influencer les débats d'aujourd'hui sur l'identité et l'avenir du Québec.
Enfin, il faut souligner la dimension inclusive de la cérémonie : pour les familles qui n'ont pas pu être présentes, les noms ont quand même été lus. Personne n'a été oublié. Ce respect du deuil collectif est un signal fort envoyé à tous ceux qui envisagent un jour de s'engager en politique.
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
La famille de Claude Boucher, représentée par son fils Étienne-Alexis Boucher, a pris la parole au nom de toutes les familles présentes, exprimant une gratitude sincère pour l'organisation de cette première édition.
Le président du Cercle des ex-parlementaires, Normand Jutras, a souligné que cette cérémonie était une initiative du Cercle lui-même, signe que les anciens parlementaires ressentaient le besoin d'une reconnaissance institutionnelle formelle.
Cinq des quinze familles n'ont pas pu être présentes à la cérémonie, ce qui rappelle les défis logistiques et humains entourant ce type d'événement solennel.
La présidente Nathalie Roy a rendu un hommage particulier à Lise Bacon, seule femme parmi les quinze honorés, en insistant sur le plafond de verre qu'elle a brisé en devenant la première vice-première ministre du Québec.
Aucune controverse ne marque cette cérémonie — ce qui est, en soi, un fait notable dans un contexte politique souvent polarisé.
⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
L'institution d'une cérémonie annuelle permanente représente un engagement formel de l'Assemblée nationale envers la mémoire de ses anciens membres.
La remise d'une photographie commémorative officielle aux familles constitue un nouveau geste protocolaire qui s'inscrira dans les traditions parlementaires québécoises.
La création d'un livre officiel signé lors de la cérémonie permet de conserver une trace tangible et durable de chaque édition.
Cette reconnaissance institutionnelle pourrait encourager davantage de citoyens à s'engager en politique, en sachant que leur service sera honoré au-delà de leur mandat.
Le rappel de la contribution de Jean-Jacques Croteau à la cause autochtone, comme juge à la Cour supérieure, illustre comment l'engagement parlementaire peut se prolonger dans d'autres sphères au bénéfice de la société.
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Cette cérémonie pourrait inspirer d'autres assemblées législatives au Canada à créer des rituels similaires de reconnaissance des anciens parlementaires.
En honorant des élus de toutes tendances politiques confondues, l'Assemblée envoie un message fort : la démocratie transcende les partis.
La mention explicite du soutien des familles ouvre une réflexion plus large sur les conditions d'exercice du mandat électif et les mesures de soutien aux proches des élus.
Le fait de rappeler publiquement des contributions spécifiques — droits des femmes, PME, environnement, régions — ancre ces dossiers dans la continuité historique des débats québécois.
L'hommage à Lise Bacon pourrait alimenter une réflexion sur la représentation historique des femmes à l'Assemblée nationale et les progrès accomplis depuis.
La cérémonie contribue à humaniser la politique dans un contexte où la méfiance envers les institutions est particulièrement forte.
Si la formule est reconduite annuellement, elle deviendra un vecteur de transmission de la mémoire démocratique aux nouvelles générations d'élus et de citoyens.
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Comment s'assurer que cette cérémonie annuelle reste un moment de recueillement authentique plutôt qu'un simple exercice protocolaire ?
Quels autres gestes concrets l'Assemblée nationale pourrait-elle poser pour mieux soutenir les familles des élus en exercice, pas seulement après leur décès ?
Est-ce que la mémoire de ces parlementaires est suffisamment transmise aux jeunes Québécois à travers l'éducation civique et l'histoire nationale ?
Comment l'Assemblée nationale compte-t-elle archiver et rendre accessible au public les photographies commémoratives et le livre officiel issus de cette cérémonie ?
La présence de seulement une femme parmi les quinze honorés cette année reflète-t-elle une réalité historique que nos institutions devraient mieux documenter et enseigner ?
Cette initiative du Cercle des ex-parlementaires illustre-t-elle un manque dans les pratiques institutionnelles existantes, et quels autres vides pourraient être comblés de façon similaire ?
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