⚠️ Namaska Lithium : 1,2 milliard et des drapeaux rouges ignorés!
Namaska Lithium, 1,2 milliard de dollars, des drapeaux rouges ignorés par le gouvernement et une ministre qui découvre le dossier en direct : voici ce que l'étude des crédits nous a révélé.
⭐ INTRODUCTION
L'étude des crédits du portefeuille ressources naturelles et forêts pour l'exercice 2026-2027 a mis en lumière ce que plusieurs citoyens soupçonnaient depuis longtemps : le gouvernement de la CAQ a ignoré des avis défavorables émis par ses propres experts du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) avant de réinjecter des centaines de millions dans Namaska Lithium. Le rapport de la Commissaire au développement durable est sans équivoque : sur 19 avis sectoriels produits depuis 2020, 12 soulevaient des risques importants, mais tous ont conclu par une recommandation favorable à l'investissement. Au total, c'est potentiellement 1,2 milliard de dollars de fonds publics qui ont été engagés dans ce projet, malgré des signaux d'alarme répétés. La ministre des Ressources naturelles, nouvellement nommée, en est à sa troisième semaine en poste et navigue dans ces eaux troubles en renvoyant la balle au ministère de l'Économie. Pendant ce temps, le classement du Québec comme destination d'investissement minier a chuté dramatiquement, et des questions fondamentales sur la gouvernance et la transparence demeurent sans réponse.
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00 🎬 Ouverture de la Commission et accueil des membres
02:30 🚩 Namaska Lithium : les drapeaux rouges ignorés selon le rapport de la VGQ
08:45 🏛️ Réponse de la ministre et de la sous-ministre sur les avis internes
15:10 💰 250 millions en 2024 malgré un avis défavorable en 2023
22:00 🔒 Refus de déposer les avis internes — confidentialité invoquée
28:30 📉 Classement Fraser : le Québec chute dramatiquement comme destination minière
35:00 🪨 Projet OMICO en Outaouais : 95 % de la population contre, les permis accordés quand même
42:15 🌲 Acceptabilité sociale et droits autochtones : Lac-Barrière et les Algonquins
48:00 🔬 Gaz de schiste et pipelines : la ministre renvoie au ministère de l'Économie
54:30 🗺️ Société du Plan Nord : 10 ans d'existence et coordination des infrastructures nordiques
01:01:00 📋 Étude détaillée des crédits : voyages, formations et contrats de services professionnels
01:09:30 ⚡ Minéraux critiques et stratégiques : phosphate, apatite et harmonisation fédérale-provinciale
01:18:00 📜 Réforme de la Loi sur les mines 2024 : avancées et bénéfices attendus
01:24:30 🌍 Positionnement du Québec comme leader mondial des minéraux critiques
01:29:00 🔚 Clôture de la session et dépôt de documents requis
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
Le rapport de la Commissaire au développement durable a secoué l'Assemblée nationale en révélant que le ministère de l'Économie et de l'Innovation (MEIE) aurait exercé des pressions pour modifier — voire faire retirer — des conditions de prudence inscrites dans les avis techniques du MRNF, notamment dans le dossier Namaska Lithium. Ce projet minier, développé en partenariat avec Rio Tinto pour alimenter l'usine de traitement de Bécancour, a reçu des investissements publics massifs malgré des préoccupations répétées sur les coûts et les échéanciers.
La ministre des Ressources naturelles et des Forêts est en poste depuis trois semaines seulement, ce qui soulève des questions légitimes sur la continuité ministérielle et la responsabilité gouvernementale. Le gouvernement de la CAQ est le même qu'en 2023 quand ces décisions ont été prises — l'argument du « je n'étais pas là » ne tient pas face à la responsabilité collective du Conseil des ministres.
Par ailleurs, le Québec a dégringolé dans le classement de l'Institut Fraser sur l'attractivité pour les investissements miniers, passant notamment du 21e au 54e rang pour le régime fiscal, et du 19e au 4e rang pour la prévisibilité — une situation alarmante pour une province qui se targue d'être un leader des minéraux critiques et stratégiques.
La question du projet OMICO en Outaouais illustre une autre tension majeure : comment concilier le développement minier avec la volonté démocratique exprimée par 95 % de la population locale lors d'un référendum, et avec les droits des Algonquins du Lac-Barrière?
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
Ce qui ressort le plus clairement de cette séance de crédits, c'est l'opacité systémique entourant les décisions d'investissement dans le secteur minier. Le gouvernement a refusé de déposer les avis internes défavorables produits par ses propres experts, invoquant la confidentialité. Pourtant, on parle de fonds publics — l'argent des contribuables québécois — et non de secrets industriels commerciaux. Cette zone grise entre transparence démocratique et confidentialité administrative est inacceptable à cette échelle.
Le traitement réservé aux experts du MRNF est particulièrement troublant. Leurs avis techniques sont présentés comme de simples « intrants » parmi d'autres dans un processus décisionnel où le ministère de l'Économie semble avoir le dernier mot. Si l'expertise sectorielle du MRNF peut être écartée par des considérations politiques et économiques, à quoi sert-elle? On forme, on paie et on consulte des spécialistes pour ensuite ignorer leurs mises en garde au nom de la stratégie de la filière batterie.
Le dossier Namaska Lithium soulève inévitablement le spectre de Northvolt : un projet stratégique, des investissements massifs de l'État, des signaux d'alarme minimisés, et une gouvernance trop accommodante envers les partenaires privés. Le fait que Rio Tinto ait récemment ralenti la construction du site minier pour « réévaluer la stratégie » n'est pas rassurant. L'engagement verbal de ne pas demander de nouvelles sommes n'est pas une garantie juridique solide.
La question de l'acceptabilité sociale révèle une incohérence profonde dans le discours gouvernemental. D'un côté, la CAQ se dit sensible aux préoccupations locales et autochtones; de l'autre, des permis d'échantillonnage sont accordés à un projet rejeté massivement par référendum. Le BAPE ne peut pas être utilisé comme seul filet de sécurité démocratique quand les dommages au tissu social local ont déjà été causés.
Enfin, la refonte de la Loi sur les mines en 2024 est une avancée réelle, mais elle arrive bien tard dans la législature. Les nouvelles règles sur les claims, la consultation autochtone renforcée et l'assujettissement de tout nouveau projet au BAPE sont positives — mais le gouvernement doit maintenant démontrer qu'il les appliquera avec la même rigueur qu'il attend des promoteurs.
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
Le député libéral de Jacques-Cartier a demandé à plusieurs reprises le dépôt des avis internes défavorables du MRNF, en vain : la sous-ministre a refusé en invoquant la confidentialité et les secrets industriels, même pour les aspects financiers comme les coûts et les échéanciers.
La députée de Verdun (Québec solidaire) a mis en évidence que la ministre des Ressources naturelles n'avait toujours pas lu les avis défavorables de son propre ministère lors de la séance — un aveu troublant pour une ministre censée « prendre les choses en main ».
La députée de Chicoutimi (CAQ) a rappelé que si l'aluminium est reconnu comme minéral critique, le phosphate (sous forme d'apatite) vient tout juste d'être ajouté à la liste québécoise mais sans être admissible aux crédits d'impôt — une lacune qui pénalise des projets comme ceux d'Ariane Phosphate au Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Le refus de la ministre de prendre position clairement sur le projet OMICO a irrité les élus de l'opposition : en renvoyant au BAPE et au cadre légal actuel, le gouvernement évite de répondre à la question démocratique posée par le référendum local.
Le député d'Abitibi-Est a dénoncé l'absurdité d'une situation où sa région verse plus de 600 millions en redevances minières mais ne peut pas obtenir les fonds pour réparer une piste d'atterrissage essentielle au transport nordique.
La question des procès-verbaux des comités interministériels liés à Namaska a été esquivée à plusieurs reprises — un manque de transparence qui alimente les soupçons sur la nature des pressions politiques exercées.
⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
La Loi sur les mines modifiée en 2024 soustrait désormais les terres privées et les périmètres d'urbanisation de l'activité minière, ce qui représente une protection concrète pour de nombreuses municipalités.
Les nouvelles dispositions obligent à une consultation systématique des communautés autochtones et locales dès l'étape de l'exploration — un changement de paradigme important, mais dont l'application réelle reste à surveiller.
L'encadrement accru des claims vise à limiter la spéculation foncière qui avait vu 10 % du territoire québécois couvert sans intention réelle d'exploration.
Le projet de loi Q5 porté par le ministre des Finances vise à accélérer les projets d'envergure nationale tout en maintenant les évaluations environnementales — une tension réelle entre compétitivité et protection du territoire.
L'absence du phosphate (apatite) dans la liste des minéraux admissibles aux crédits d'impôt retarde des projets qui pourraient être stratégiques, tant pour l'agroalimentaire que pour l'industrie des batteries.
La situation d'Ariane Phosphate, qui attend depuis un an et demi le renouvellement de son décret environnemental malgré une autorisation obtenue, illustre les effets concrets des délais administratifs sur les investissements.
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Si Namaska Lithium ne livre pas ses promesses, les contribuables québécois pourraient perdre une portion significative du 1,2 milliard engagé, avec peu de recours si les garanties reposent uniquement sur des engagements verbaux de Rio Tinto.
Le refus persistant de rendre publics les avis internes du MRNF crée un précédent dangereux pour la reddition de comptes sur les grands projets d'investissement public.
La chute du Québec dans le classement de l'Institut Fraser risque de se poursuivre si les délais réglementaires et le fardeau administratif estimé à 18 millions de dollars par projet ne sont pas réduits concrètement.
Le projet OMICO, financé en partie par le Pentagone américain, pose des questions inédites sur la souveraineté territoriale et les liens entre des projets miniers québécois et des intérêts militaires étrangers.
La non-reconnaissance des droits au consentement préalable, libre et éclairé des Algonquins du Lac-Barrière dans le dossier OMICO pourrait mener à des contestations judiciaires prolongées et coûteuses.
Le ralentissement de Rio Tinto sur le site de Namaska pourrait compromettre l'approvisionnement de l'usine de Bécancour, mettant en péril l'ensemble de la filière batterie dans laquelle le Québec a massivement investi.
L'absence de zone d'innovation en aluminium au Saguenay–Lac-Saint-Jean, combinée à la crise tarifaire et aux droits de douane américains, affaiblit la capacité du Québec à monter dans la chaîne de valeur de ce secteur stratégique.
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de rendre publics les avis internes défavorables du MRNF sur Namaska Lithium, alors que c'est de l'argent public qui est en jeu et non des secrets industriels privés?
Est-ce que le ministère de l'Économie a formellement demandé le retrait des conditions de prudence dans le dossier Namaska, comme le laisse entendre le rapport de la Commissaire au développement durable?
Comment le gouvernement peut-il prétendre respecter l'acceptabilité sociale tout en accordant des permis d'exploration à un projet rejeté à 95 % par référendum à la Petite-Nation en Outaouais?
Quels mécanismes concrets existent pour s'assurer que l'expertise technique du MRNF est réellement prise en compte dans les décisions d'investissement, et non simplement traitée comme un « intrant » parmi d'autres?
Quel est l'état réel des risques financiers encore présents dans le projet Namaska Lithium, et quelles garanties contractuelles le gouvernement a-t-il obtenues de Rio Tinto au-delà d'un engagement verbal?
Quelle est la position de la première ministre sur la responsabilité gouvernementale collective dans les décisions d'investissement prises en 2023, alors que le gouvernement est resté le même depuis cette période?
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