🏥 Ostéopathes, kiné, paramédics : leur ordre professionnel arrive ENFIN!
Quand les ostéopathes, les kinésiologues, les paramédics et les perfusionnistes attendent depuis des années leur ordre professionnel, ce n'est pas juste une formalité administrative — c'est une question de protection du public. La Commission des institutions s'est penchée sur le dossier. APDQ vous décrypte ce qui s'est dit.
⭐ INTRODUCTION
La Commission des institutions de l'Assemblée nationale s'est réunie pour étudier le volet loi professionnelle des crédits budgétaires 2026-2027. Au cœur des échanges : la création très attendue de nouveaux ordres professionnels pour les ostéopathes, kinésiologues, paramédics et perfusionnistes, mais aussi la santé organisationnelle troublée de l'Office des professions du Québec (OPQ), les finances déficitaires de cet organisme, et l'absence d'encadrement du titre de « comptable » au Québec. On a aussi effleuré la question des honoraires des pharmaciens pour les médicaments de spécialité et les grandes réformes à venir dans le système professionnel québécois. Une séance dense, technique, mais avec des enjeux très concrets pour la population.
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00 🎬 Ouverture de la Commission des institutions — étude des crédits 2026-2027
02:15 🏥 Nouveaux ordres professionnels : ostéopathes, kinésiologues, paramédics, perfusionnistes
06:30 🔍 Santé organisationnelle de l'Office des professions du Québec (OPQ)
11:00 📊 Taux de départ de 21 % à l'OPQ — causes et mesures correctives
16:45 💬 Sondages internes et indicateurs de santé organisationnelle à l'OPQ
21:30 🦠 Vers un ordre professionnel pour les biologistes et microbiologistes?
25:00 🏃 Thérapeutes du sport : où en sont les travaux?
28:00 💰 Le titre de « comptable » non encadré — fraudes et protection du public
32:30 💊 Honoraires des pharmaciens — comité tripartite et médicaments de spécialité
36:30 ⚖️ Allègements réglementaires — simplification du système professionnel
40:30 🩺 Élargissement des champs de pratique en santé — sages-femmes, infirmières et plus
43:00 🏁 Dépôt des réponses et clôture de la séance
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
Le système professionnel québécois regroupe 440 000 professionnels répartis dans 46 ordres, encadrés par 25 lois particulières et près de 800 règlements. L'Office des professions du Québec (OPQ) agit comme chien de garde de ce système, mais il a traversé une crise de gouvernance sévère ces dernières années, marquée par des allégations de harcèlement, un climat de travail toxique et un taux de départ volontaire atteignant 21 %.
Une nouvelle présidente-directrice générale, Maître Mélanie Hillinger, a été nommée pour redresser la barre. La Commission des institutions est l'un des rares moments où les élus peuvent questionner directement le ministre responsable et les dirigeants de l'Office sur l'état réel des choses.
Le projet de loi 15, adopté ce printemps, constitue la deuxième phase de modernisation du système professionnel. Une troisième phase est déjà en gestation. Les dossiers des nouveaux ordres professionnels — annoncés en grande pompe — sont maintenant attendus avec impatience par les groupes concernés.
Le contexte budgétaire n'est pas sans nuages : l'OPQ affiche un déficit cumulé d'environ 1,07 million de dollars au 31 mars 2025, même si des efforts de redressement sont en cours.
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
L'annonce de la création de nouveaux ordres professionnels pour les ostéopathes, kinésiologues, paramédics et perfusionnistes est une bonne nouvelle pour la protection du public — mais le délai évoqué par le ministre, « au moins une bonne année », rappelle que le chemin entre une annonce et une réalité concrète reste long. Pour des groupes qui attendent depuis plusieurs années, chaque mois supplémentaire compte.
La question de la santé organisationnelle de l'OPQ mérite qu'on s'y attarde. Un taux de départ volontaire de 21 %, passé de 16,7 % l'année précédente, suivi d'une crise de gouvernance ayant nécessité deux firmes externes de consultation, c'est un signal sérieux. Le ministre dit que ça va mieux, mais les indicateurs chiffrables restent flous. À 78 employés, l'OPQ est un petit organisme — chaque départ a un impact réel sur la capacité à livrer.
Le dossier du titre de « comptable » non encadré est particulièrement révélateur. Des centaines de plaintes impossibles à traiter, des fraudes documentées en reportage, et pourtant : aucun échéancier précis pour y remédier. La réserve du titre semble coincée entre les phases de modernisation législative et les calculs politiques. Pendant ce temps, des citoyens se font leurrer.
Le comité tripartite sur les honoraires des pharmaciens pour les médicaments de spécialité est une autre histoire à suivre. Le ministre lui-même ne savait pas combien de réunions avaient eu lieu — parce que ce n'est pas l'OPQ qui siège dessus, mais le ministère de la Santé. Ce genre de réponse lacunaire en commission n'est pas rassurant pour la population qui espère des résultats d'ici le 31 décembre 2026.
L'élargissement des champs de pratique professionnelle — sages-femmes, infirmières, diététistes, thérapeutes conjugaux — est sans contredit l'une des mesures les plus concrètes du PL-15. C'est une réforme qui peut avoir un impact direct sur l'accessibilité aux soins, dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre criante.
La simplification réglementaire annoncée — quatre types de règlements qui n'auront plus besoin d'être approuvés par l'OPQ, délégation de pouvoirs, règlements uniques interprofessionnels — est une réforme structurelle qui peut paraître technique, mais qui pourrait réduire significativement la bureaucratie qui ralentit l'adaptation des ordres aux réalités du terrain.
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
Le député d'Hochelaga-Maisonneuve (Québec solidaire, représenté par Alexandre Leduc) a insisté sur le manque de transparence autour du comité tripartite sur les honoraires des pharmaciens — le ministre lui-même ignorait le nombre de réunions tenues depuis l'annonce.
La crise de gouvernance de l'OPQ a été soulevée par deux partis d'opposition : le député de Lacazie (CAQ) et le député de Jean-Talon (PLQ). Les deux ont questionné le minister sur les mesures concrètes de redressement — avec des réponses qui demeurent vagues sur les indicateurs chiffrés.
La question du déficit cumulé de l'OPQ a mis en lumière une tension entre la hausse des cotisations des membres du système professionnel et la nécessité de contrôler les dépenses. Les membres — c'est-à-dire les professionnels des 46 ordres — financent à 100 % l'organisme de surveillance.
Le dossier du titre de comptable non réservé a suscité un échange franc : le ministre a admis que des travaux sont en cours, mais sans calendrier précis, ce qui laisse la population sans protection réelle face aux fraudeurs.
Les thérapeutes du sport et les biologistes sont eux aussi dans la file d'attente pour la reconnaissance professionnelle — sans date butoir confirmée.
L'annonce d'une troisième phase de modernisation du système professionnel a été évoquée, sans que son contenu ou son calendrier soient clairement définis.
⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
La création d'ordres professionnels pour les ostéopathes, kinésiologues, paramédics et perfusionnistes impliquera des travaux législatifs importants : comités de travail, avis d'opportunité, consultations, intégration au Code des professions — un processus d'au moins un an.
L'élargissement des champs de pratique prévu au PL-15 modifie concrètement ce que peuvent faire les sages-femmes, infirmières, diététistes, thérapeutes conjugaux et d'autres professionnels de la santé — avec un impact direct sur l'accessibilité aux soins.
Les allègements réglementaires du PL-15 réduisent la dépendance des ordres professionnels à l'approbation de l'OPQ pour certains règlements, accordant plus d'autonomie et de flexibilité au système.
L'absence d'encadrement du titre de comptable expose les citoyens à des risques de fraude réels et documentés — tant que la réserve du titre ne sera pas adoptée législativement.
Le déficit cumulé de l'OPQ pourrait entraîner de nouvelles hausses de cotisations pour les membres des 46 ordres professionnels — une ponction sur des professionnels déjà sollicités.
Le comité tripartite pharmaciens-assureurs-gouvernement sur les médicaments de spécialité devra rendre ses recommandations d'ici le 31 décembre 2026 — sans quoi la question des honoraires exorbitants pour certains médicaments demeurera sans réponse.
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Des milliers de praticiens (3 000 ostéopathes seulement) qui dispensent des millions de séances par année seront enfin encadrés — ce qui renforce la confiance du public dans ces services.
Sans réserve rapide du titre de comptable, les fraudes continueront de se multiplier, et les CPA resteront impuissants à protéger le public malgré les centaines de plaintes reçues.
Si l'OPQ ne stabilise pas sa santé organisationnelle, sa capacité à gérer simultanément plusieurs dossiers de création d'ordres pourrait être compromise.
La troisième phase de modernisation du système professionnel, si elle se concrétise, pourrait transformer en profondeur l'encadrement des syndicats et l'organisation du travail professionnel au Québec.
L'élargissement des champs de pratique en santé pourrait contribuer à désengorger le système, permettant à plus de professionnels d'intervenir sans ordonnance préalable ou supervision constante.
La hausse des cotisations à l'OPQ, même modeste en apparence (de 35 $ à 37,60 $), s'accumule dans un contexte où les professionnels des ordres financent 100 % du système de surveillance.
Si le comité tripartite sur les pharmaciens ne livre pas de résultats concrets, les régimes d'assurance collective continueront d'absorber des coûts démesurés pour les médicaments de spécialité.
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Pourquoi l'encadrement du titre de comptable — pourtant documenté comme source de fraudes — n'a-t-il toujours pas d'échéancier législatif précis?
Le comité tripartite sur les honoraires des pharmaciens a-t-il réellement commencé ses travaux, et qui en assure le suivi au sein du gouvernement?
Avec un taux de départ de 21 % et une crise de gouvernance récente, est-ce que l'OPQ a vraiment les ressources humaines nécessaires pour gérer quatre nouveaux dossiers d'ordres professionnels en simultané?
Quand pourra-t-on voir les résultats des sondages internes sur la santé organisationnelle de l'OPQ — des données qui appartiennent, en quelque sorte, au public?
La troisième phase de modernisation du système professionnel sera-t-elle lancée avant les prochaines élections générales d'octobre 2026, ou restera-t-elle dans les cartons?
Combien de citoyens ont été lésés financièrement par des personnes se présentant comme « comptables » sans titre reconnu, et ces victimes ont-elles accès à des recours concrets?
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