🏛️ PL1: le ministre quitte la salle… symbole?
Une « constitution » écrite d’en haut, sans mandat ni référendum : à qui appartient vraiment le dernier mot?
Sous le vernis d’une « loi constitutionnelle », est-ce que le PL1 est en train de devenir une opération de communication — avec un scénario écrit d’avance, mais sans mandat populaire pour légitimer le geste?
⭐ INTRODUCTION
Dans cette audition sur le PL1, Christian Lapointe (Carte blanche, Directeur Artistique) frappe là où ça fait mal : la légitimité. Selon lui, le gouvernement se donne des airs constituants sans passer par les étapes démocratiques qui donnent du poids à un texte aussi fondamental. Il rappelle l’existence d’une Constitution citoyenne déposée en 2019, issue d’une démarche participative, et oppose cette approche à celle du PL1 : un cadre construit par l’État, avec un conseiller spécial, mais sans constituante, sans mandat, sans référendum. Le cœur de son message : on peut avoir l’autorité politique pour déposer un projet de loi, mais pas la légitimité pour écrire « la loi des lois » sans validation populaire. Et quand la légitimité manque au départ, c’est l’avenir qui hérite d’un texte contesté.
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00 — Présentation et mise en contexte
00:15 — Constitution citoyenne 2019 et démarche participative
00:50 — Nomination du conseiller spécial : critique de la méthode
01:20 — Sans mandat, sans constituante, sans référendum
01:50 — « Je reconnais une mise en scène »
02:30 — Autorité vs légitimité : avertissement aux générations futures
03:40 — Appel aux députés : bloquer le projet
03:55 — Échanges : « comment dormir la nuit? »
05:33 — Article 29 : analogie du théâtre et du récit
06:00 — Le ministre quitte la salle : symbole et conclusion
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
L’intervention se déroule dans le cadre de la Commission des institutions, où le PL1 est étudié avec des groupes et des citoyens qui viennent critiquer ou appuyer l’idée d’une « constitution » québécoise portée par le gouvernement.
Lapointe s’inscrit dans une ligne de critique déjà entendue autour du PL1 : l’idée que le gouvernement veut inscrire des éléments identitaires et symboliques dans un texte de type « constitutionnel », sans passer par un processus de refondation démocratique (comme une assemblée constituante ou un référendum).
Il met aussi l’accent sur la mécanique politique : en nommant un conseiller spécial et en gardant l’écriture et l’arbitrage à l’intérieur de l’appareil d’État, Québec conserve le contrôle du contenu, du rythme et du récit.
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
Le mot qui résume tout, ici, c’est « mise en scène ». Lapointe ne dit pas seulement « je suis contre le projet » : il dit que la démarche elle-même est construite comme une représentation politique, où l’apparence de grandeur (constitution, symboles, grands principes) masque un point crucial : le citoyen n’a jamais donné mandat.
Son rappel de la Constitution citoyenne de 2019 sert de contraste direct : il y a déjà eu une démarche participative, avec des contributions, une société civile mobilisée, une logique de bas en haut. Or, le PL1 — tel qu’il le décrit — fait l’inverse : c’est l’État qui écrit, l’État qui encadre, et l’État qui tranche. Autrement dit, un projet qui prétend parler « au nom du peuple »… mais qui évite soigneusement de demander au peuple.
L’angle autorité vs légitimité est politiquement explosif : un gouvernement peut déposer n’importe quel projet de loi avec sa majorité, mais une « constitution » sans validation populaire risque d’être un texte né contesté, donc fragile, donc instrumentalisable par les gouvernements suivants. Et quand on touche aux « règles du jeu », une majorité parlementaire ne suffit pas à créer un consentement durable.
Enfin, l’épisode du ministre qui quitte la salle, dans le récit de l’audition, devient un symbole parfait : quand un intervenant accuse le pouvoir de verrouiller le scénario, et que le pouvoir sort du décor, ça alimente exactement l’idée d’un débat contrôlé plutôt que d’une refondation collective.
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
L’intervenant affirme que le PL1 ressemble à une opération de communication plus qu’à une démarche constituante réelle.
Il dénonce un scénario verrouillé : pas de constituante, pas de mandat explicite, pas de référendum.
Il avertit que l’État confond pouvoir de déposer une loi et légitimité d’écrire la loi des lois.
Il appelle les députés à bloquer le projet, en invoquant une responsabilité envers les générations futures.
Les échanges deviennent moraux et frontaux (« comment dormir la nuit? »), signe d’une tension élevée.
L’article 29 est ramené dans une analogie de théâtre : le texte servirait autant un récit politique qu’une protection réelle.
⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
Un texte « constitutionnel » adopté sans validation populaire risque d’être contesté dès sa naissance, donc moins durable.
Le PL1 peut créer un précédent : un gouvernement qui s’auto-attribue un rôle constituant sans mécanisme citoyen.
La démarche peut accentuer la polarisation, en nourrissant l’idée d’institutions déconnectées.
Le débat sur l’article 29 peut devenir un détonateur social et politique, selon ce que la population y verra.
La confiance envers les institutions peut être fragilisée si le public conclut que tout est joué d’avance.
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Perte de confiance envers un processus perçu comme symbolique et contrôlé.
Débat public qui se déplace du contenu vers la légitimité (le “comment” devient plus important que le “quoi”).
Risque que le PL1 devienne un outil partisan plutôt qu’un texte rassembleur.
Fracture accrue entre citoyens et institutions si la population sent qu’on évite le dernier mot populaire.
Normalisation d’une logique où la majorité parlementaire suffit à redéfinir les règles du jeu.
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Qui a réellement le mandat d’écrire les règles du jeu politiques au Québec?
Pourquoi éviter une constituante citoyenne si l’objectif est de rassembler?
Sans référendum, à qui appartient le dernier mot : au peuple ou à l’État?
Est-ce qu’on écrit une constitution pour protéger des droits… ou pour verrouiller un récit politique?
Si la légitimité manque au départ, qu’est-ce qu’on lègue aux générations futures : un texte fondateur ou un texte contesté?
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