💥 PL15: la FMOQ dit OUI… mais met Québec en garde!
Derrière le PL15, la FMOQ dit oui à accélérer… mais refuse un chèque en blanc qui pourrait coûter cher aux patients.
PL15 — La FMOQ dit « oui » à accélérer… mais refuse le chèque en blanc.
Derrière la promesse de moderniser l’accès, il y a une question que Québec ne peut pas esquiver : accélérer, oui… mais à quel prix clinique, humain et financier si les balises sont floues?
⭐ INTRODUCTION
Le PL15 arrive avec une promesse simple : élargir des actes (tests, prescriptions, responsabilités) pour que le système aille plus vite. En commission, la FMOQ ne ferme pas la porte — au contraire, elle dit vouloir collaborer. Mais elle sonne l’alarme sur un danger très concret : quand on élargit « trop vite, trop large », ça peut produire l’effet inverse de celui annoncé.
Plus de tests, plus de suivis à absorber, plus d’effets secondaires à gérer… et au final, moins de temps patient. L’angle APDQ ici, c’est de regarder le point aveugle : la machine peut accélérer sur papier, mais sur le terrain, c’est souvent la première ligne qui paie la facture.
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00 — Ouverture et cadre de la commission (PL15)
00:50 — Présentation de la FMOQ et position générale
02:05 — Accès oui, mais sécurité et coûts aussi
04:00 — Exemples terrain : tests, suivis, effets secondaires
07:30 — Élargir les actes : responsabilités et encadrement
12:00 — Échanges avec députés et ministre : consultation, normes, régions
16:30 — Risque d’explosion de tests et impact sur le temps clinique
21:00 — Collaboration interprofessionnelle et prévention en première ligne
26:00 — Santé numérique et Dossier santé Québec : utile, mais à arrimer
30:30 — Conclusion et remerciements (fin 32:34)
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
Le gouvernement pousse le PL15 dans une logique de modernisation : déléguer davantage, élargir certains actes, et réduire les goulots d’étranglement pour améliorer l’accès. L’idée est de gagner du temps dans un système déjà sous pression, notamment en première ligne.
La FMOQ arrive avec une posture de collaboration, mais elle insiste sur une réalité opérationnelle : dès qu’on touche aux tests, prescriptions et responsabilités, on crée automatiquement une chaîne de suivi. Et cette chaîne, dans les faits, retombe souvent sur les médecins de famille et les cliniques.
L’opposition, de son côté, ramène le débat sur deux angles classiques mais essentiels : qui porte la responsabilité quand ça dérape, et qui absorbe le travail invisible (résultats, anomalies, relances, formulaires, rendez-vous de suivi), surtout en région où les ressources ne sont pas comparables.
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
Le PL15 est vendu comme un raccourci vers l’accès. Mais la FMOQ met le doigt sur une vérité que beaucoup de réformes évitent : élargir des actes, ce n’est pas juste “donner un pouvoir” — c’est créer des obligations de suivi. Et si on ne définit pas clairement qui fait quoi et dans quelles conditions, on ouvre la porte à une médecine « automatique » : plus de demandes, plus de tests… pas forcément plus de soins utiles.
Le risque central, c’est l’explosion de tests. Quand les critères sont trop larges ou trop flous, les demandes augmentent, les résultats à gérer aussi, et les cas borderline se multiplient. Résultat : le système peut devenir plus bruyant (plus d’actes) sans devenir plus efficace (meilleurs résultats de santé).
Autre point : le temps clinique. Chaque test entraîne un suivi potentiel, surtout quand un résultat est anormal, ambigu, ou nécessite une deuxième étape. Si on détourne du temps médical vers la gestion de résultats et l’administration, on fragilise précisément ce que Québec dit vouloir renforcer : la relation patient.
Enfin, il y a l’angle régional. Une norme uniforme peut sembler juste, mais si les ressources et l’accès aux professionnels varient, l’effet réel peut être inégal : dans certains milieux, on accélère; dans d’autres, on déplace le problème et on surcharge la première ligne.
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
Le gouvernement affirme que l’élargissement des actes va moderniser l’accès et réduire les délais.
La FMOQ appuie l’objectif, mais avertit que sans balises claires, on déclenche une hausse de tests et de suivis.
L’opposition questionne la responsabilité : quand un résultat est anormal, qui est légalement et cliniquement responsable?
Des inquiétudes émergent sur la consultation : collaboration réelle en amont ou ajustements après l’adoption?
Sur le terrain, la crainte est que le médecin de famille devienne le “service après-vente” des décisions prises ailleurs.
⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
Élargissement des actes : redistribution des responsabilités, avec besoin de normes et protocoles plus stricts.
Risque d’augmentation des coûts par une hausse des tests, des suivis et des examens répétés.
Pression sur la première ligne : plus de résultats à interpréter, plus de rendez-vous de suivi, moins de temps patient.
Effets inégaux selon les régions : mêmes règles, mais capacités différentes.
Accélération du virage numérique (Dossier santé Québec) : utile seulement si l’arrimage clinique suit.
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Perte de confiance si l’accélération produit surtout plus d’actes plutôt que plus de soins pertinents.
Hausse durable de la facture publique si les critères ouvrent la porte à des tests à faible valeur ajoutée.
Alourdissement du travail clinique “invisible” et déviation du temps médical vers la gestion de résultats.
Tensions interprofessionnelles si les responsabilités sont élargies sans encadrement clair.
Fracture régionale accrue si la réforme ne tient pas compte des capacités locales.
Déception publique : promesse d’accès rapide, réalité d’un système encore plus encombré.
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Qui décide des balises et des critères : le ministère, les ordres, les médecins, ou un mélange mal défini?
Qui assume le suivi des tests et la responsabilité des résultats anormaux, concrètement, sur le terrain?
Comment éviter l’effet domino sur les coûts si les demandes explosent?
La consultation se fait-elle avant l’adoption, ou après quand les dommages sont déjà là?
Comment adapter des normes communes aux réalités régionales sans créer d’injustice?
Est-ce qu’on accélère l’accès… ou est-ce qu’on accélère surtout la production d’actes?
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