🧨 « Qui savait quoi? » Le rapport Gallant fait mal à Québec
Québec disait “on ne savait pas”… mais le rapport Gallant montre que l’État était déjà au courant dès 2023 — pendant que la SAAQ masquait l’explosion des coûts.
Le rapport Gallant ne raconte pas juste un “raté informatique” — il décrit un État qui a perdu le contrôle, une société d’État qui a masqué des infos clés, et un gouvernement qui, dès 2023, ne peut plus sérieusement prétendre qu’il ne savait rien.
⭐ INTRODUCTION
Le rapport final du commissaire Denis Gallant sur CASA / SAAQclic (déposé le 16 février 2026) vient mettre des mots durs sur ce que bien du monde soupçonnait déjà : ce dossier n’est pas seulement un problème de “déploiement difficile”, c’est un échec de gouvernance, de contrôle des coûts et de transparence.
Ce qui frappe surtout, c’est l’écart entre le discours politique (“on n’était pas au courant”, “on nous a caché la vérité”) et ce que le rapport expose : dès 2023, l’information sur les avenants et la décision de renflouer le contrat circulait à plusieurs niveaux de l’État.
Et pendant ce temps, la SAAQ a eu un comportement décrit comme un réflexe de masquer les dépassements, avec une information cloisonnée, fragmentée, et parfois limitée volontairement.
Bref : le rapport donne 26 recommandations, mais la vraie question citoyenne est simple : est-ce que Québec va corriger le tir… ou seulement gérer la tempête médiatique?
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00 — Accueil & consignes
01:10 — Dépôt du rapport : ce qui est en jeu
05:05 — Mandat (décret) & méthode de la commission
10:00 — Contexte : projets TI, confiance et comparaisons
20:30 — Volet 1 : causes et dérives du programme CASA
25:00 — Chaîne d’autorité : responsabilités & angles morts
27:26 — Recommandations (1 à 26) : gouvernance, contrats, TI
38:40 — Conclusion : intégrité, respect du citoyen
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
Le rapport Gallant arrive dans un climat où SAAQclic est devenu un symbole : celui d’une modernisation numérique promise comme “plus simple”, mais vécue par des citoyens comme un choc — files, bogues, rendez-vous, frustration et surtout perte de confiance.
Sur le plan politique, le débat s’est cristallisé autour de l’imputabilité. Le gouvernement et des ministres ont souvent soutenu l’idée qu’ils n’avaient pas été informés à temps, que la SAAQ avait minimisé ou caché des éléments importants. Or, le rapport nuance fortement cette ligne de défense : il décrit une période où la société d’État a effectivement masqué des dépassements, mais il affirme aussi qu’à partir de 2023, des informations clés sur les avenants et l’augmentation du contrat ont été portées à l’attention de plusieurs acteurs gouvernementaux.
Enfin, le rapport ramène le dossier à quelque chose de plus large que SAAQclic : la capacité réelle de l’État à livrer des méga-projets TI, à encadrer les fournisseurs, et à garder un contrôle solide sur les coûts, la gouvernance et les risques.
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
Le point le plus “visuel” pour le public, c’est celui-ci : le rapport met à mal l’idée d’un gouvernement complètement dans le noir. Il indique qu’en avril 2023, la SAAQ mentionne au gouvernement l’existence d’un avenant important, via des fiches préparées pour la ministre Geneviève Guilbault — et qu’à partir de juin 2023, la Commission ne constate pas de manquement de la SAAQ dans la reddition de comptes sur la décision de renflouer le contrat. Autrement dit : l’information était dans l’appareil d’État, transmise et disponible, et plusieurs représentants ont été mis au courant en 2023 et encore en 2024.
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Ça ne veut pas dire que tout était clair, complet, et raconté honnêtement. Le rapport dit aussi que l’information transmise ne retraçait pas l’historique complet de l’évolution des coûts, et il insiste sur une distorsion entre la réalité du programme et la compréhension qu’en avaient les autorités. Mais politiquement, la nuance est majeure : tu ne peux pas bâtir ton récit uniquement sur “on nous a menti et on ne savait rien”, quand le rapport affirme qu’en 2023, l’État a été consulté et informé sur l’augmentation de la valeur du contrat.
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Deuxième élément explosif : le rapport décrit un réflexe de cacher pendant des années des dépassements de coûts, avec une volonté apparente de limiter la diffusion de l’information. Exemple concret : la Commission relève des “napperons” différents selon le ministre, dont un modèle qui n’incluait pas les coûts totaux — ce qui alimente l’idée d’une gestion de l’information “à la pièce”, contrôlée, et politiquement risquée.
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Et plus largement, la Commission parle explicitement du comportement consistant à masquer les dépassements de coûts à partir de 2019, ce qui a déformé la perception du programme chez de nombreux acteurs.
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Troisième bombe : la question du PGI (progiciel de gestion intégrée). Le rapport est clair : la SAAQ ne s’est jamais assurée qu’un PGI était la solution technologique appropriée. Pire : dès le “positionnement”, la démarche ne visait pas à identifier la meilleure approche, mais plutôt à valider (ou non) un PGI, en excluant d’autres options — et en s’appuyant fortement sur SAP, qui avait évidemment intérêt à vendre une solution intégrée. C’est exactement le genre de choix qui, dans les grands projets publics, devient une rampe de lancement vers des dépassements : complexité, dépendance au fournisseur, et perte de contrôle.
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Au final, le rapport ne raconte pas seulement “qui a mal géré”. Il décrit un système où :
l’information se cloisonne;
les responsabilités s’étirent;
la société d’État navigue sans portrait global partagé;
et le gouvernement se retrouve à gérer les conséquences… tout en prétendant parfois ne pas avoir su.
C’est là que l’éditorial citoyen devient incontournable : si on n’assume pas la vérité sur quand l’État a su et comment l’information a circulé, on risque de refaire exactement la même erreur au prochain méga-projet TI.
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
Le gouvernement insiste sur l’objectif de moderniser les services, tout en rejetant sur l’exécution et la SAAQ une partie du fiasco.
L’opposition martèle l’imputabilité : qui savait quoi, et pourquoi personne n’a “tiré la plug” à temps.
Le rapport alimente une controverse centrale : en 2023, l’État a été informé d’avenants et d’intentions de renflouement — ce qui rend politiquement fragile la ligne “on ne savait pas”.
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La Commission souligne le masquage des dépassements de coûts sur plusieurs années, et l’effet toxique de l’information fragmentée.
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Le volet PGI choque : la SAAQ ne s’est pas assurée que c’était la bonne solution, et la proximité avec un fournisseur a pesé sur la trajectoire.
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⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
Pression pour resserrer la gouvernance des sociétés d’État et clarifier la chaîne d’imputabilité (ministres, CA, direction).
Risque de durcissement des règles d’approvisionnement et de surveillance des contrats TI (avenants, reddition de comptes, gestion des risques).
Renforcement attendu des compétences numériques internes de l’État pour réduire la dépendance aux fournisseurs.
Pour les citoyens : services en ligne, confiance envers l’État, et coût collectif des ratés (temps perdu, coûts, cynisme).
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Perte durable de confiance envers la capacité de l’État à livrer ses grands projets TI.
Réflexe politique de “blâme croisé” qui noie l’imputabilité au lieu de la clarifier.
Durcissement des processus (contrats, contrôles) qui peut ralentir d’autres projets… mais éviter de nouveaux dérapages.
Plus grande prudence face aux solutions “tout-en-un” (PGI) vendues comme miracles, mais risquées en contexte public.
Montée du cynisme : si “tout le monde savait un peu”, mais que personne n’a agi assez tôt, pourquoi croire aux promesses de réforme?
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Est-ce acceptable que le débat public ait été nourri par l’idée “on ne savait pas”, alors que le rapport décrit une information transmise et disponible dès 2023?
Qui doit répondre politiquement quand une société d’État masque des dépassements sur des années : le CA, la direction, la tutelle… ou tout le monde?
Pourquoi l’information a-t-elle été cloisonnée au point qu’aucun portrait global n’ait forcé une décision ferme?
Est-ce que le choix du PGI a enfermé le Québec dans une trajectoire coûteuse avant même l’appel d’offres?
Quelles recommandations seront appliquées intégralement, lesquelles seront “édulcorées”… et selon quel calendrier public?
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