🚨 Survivante brise le silence sur la loi P38 en commission!
La survivante Nadine brise le silence en commission parlementaire : la loi P38 jugée brutale, traumatisante et porteuse d'injustice systémique — pendant que la ministre défend trois ans de travaux.
⭐ INTRODUCTION
Le 8 juin 2026, en commission parlementaire à l'Assemblée nationale du Québec, une femme prénommée Nadine a pris la parole comme survivante d'actes criminels pour témoigner de ce que vivent des centaines de personnes soumises à la loi P38 — la loi sur la protection des personnes dont l'état mental présente un danger. Son témoignage, livré au nom d'une parole collective, décrit un système qui ne répond pas aux demandes volontaires d'aide, puis qui répond aux crises avec brutalité, isolement, contention physique et chimique. C'est dans ce contexte que le gouvernement Fréchette présente le projet de loi 23, présenté comme une modernisation de la P38, mais dénoncé par des groupes de personnes concernées comme une légitimation des pratiques coercitives existantes. La commission entend des voix souvent invisibilisées. La question reste entière : ce projet de loi protège-t-il vraiment les droits des personnes en détresse, ou les expose-t-il davantage ?
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00 🎬 Présentation de Nadine, survivante d'actes criminels
00:30 🗣️ Témoignage collectif : des centaines de voix portées
01:10 💔 Détresse ignorée, crise provoquée faute de services
01:50 🚨 Brutalité policière et conditions traumatisantes à l'hôpital
02:40 ⛓️ Isolement, contentions et traitements imposés contre leur gré
03:20 ⚖️ Dénonciation directe de la loi P38 et du projet de loi 23
04:05 🏛️ Réponse de la ministre : rappel des travaux depuis 2023
04:50 📋 Bilan des 35 recommandations de l'IQRDJ retenues ou non
05:30 🤝 La ministre reconnaît l'importance de la voix des personnes concernées
06:00 🔚 Conclusion de l'échange en commission
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
La loi P38, adoptée il y a environ 25 ans au Québec, encadre la mise en garde en établissement de personnes dont l'état mental est jugé dangereux. En 2018-2019, des lacunes importantes dans son application avaient déjà été constatées, entraînant des programmes de formation dans le réseau de la santé — sans amélioration durable, selon le gouvernement lui-même.
En mai 2023, l'alors ministre responsable des services sociaux, Lionel Carmant, a confié à l'Institut québécois de réforme du droit et de la justice (IQRDJ) le mandat d'étudier l'application de la P38. L'Institut a produit un rapport contenant 35 recommandations, dont 17 ont été retenues intégralement, 13 partiellement, 2 renvoyées au ministère de la Sécurité intérieure, et 3 non retenues.
C'est sur la base de ces travaux que le gouvernement de la CAQ a déposé le projet de loi 23, actuellement en consultation particulière. Des groupes représentant des personnes directement concernées dénoncent ce projet comme une légitimation de pratiques coercitives, plutôt qu'une réelle réforme centrée sur les droits et l'autodétermination.
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
Le témoignage de Nadine n'est pas une anecdote. Il représente une parole collective et documentée qui décrit un système qui force, enferme, isole et chimiquement contraint des personnes en crise — sans leur consentement éclairé, sans tenir compte de leur histoire ou de leur culture.
Ce qui est particulièrement frappant, c'est la description d'un cercle vicieux institutionnel : on n'aide pas la personne quand elle demande de l'aide volontairement, on attend que sa situation s'aggrave, puis on intervient de façon coercitive en justifiant cela par la sécurité. C'est exactement ce que dénonce Nadine.
Le projet de loi 23 est présenté par la ministre comme une modernisation fondée sur trois ans de travaux sérieux. Et il est vrai que le processus a été rigoureux : rapport de l'IQRDJ, forum, sondage public, analyse de mémoires. Mais la question posée par les groupes de survivantes est différente : à qui profite cette loi, en bout de ligne ? Aux personnes concernées, ou au système qui veut les gérer plus efficacement ?
La réponse de la ministre en commission était respectueuse, mais elle demeurait largement défensive — centrée sur le processus plutôt que sur les droits fondamentaux soulevés. Quand Nadine dit « ne touchez pas à nos droits et libertés », ce n'est pas une demande de consultation supplémentaire. C'est un avertissement.
Il reste à voir si les amendements demandés par les groupes de personnes concernées seront réellement intégrés — ou si, comme trop souvent, leur voix aura servi à légitimer un processus sans transformer le résultat.
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
Nadine, au nom de centaines de témoignages, dénonce la brutalité policière, les contentions physiques et chimiques, et l'isolement imposé dans les établissements de santé comme des formes de torture.
Les personnes concernées reprochent au système de ne pas répondre aux demandes volontaires d'aide, puis d'intervenir de façon traumatisante lors des crises.
Le projet de loi 23 est perçu par les groupes de survivants comme une légitimation des pratiques coercitives existantes, et non comme une protection accrue des droits.
La ministre a défendu le travail de l'IQRDJ et les 35 recommandations étudiées, dont la majorité ont été retenues en tout ou en partie.
Des voix portant des réalités de violence conjugale, pauvreté, deuil, crise du logement et agressions sexuelles sont spécifiquement mentionnées comme étant systématiquement invisibilisées.
Des amendements ont été proposés par les groupes — la ministre dit vouloir les considérer, sans s'y engager formellement.
⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
Le projet de loi 23, s'il est adopté sans amendements majeurs, modifiera l'encadrement légal des gardes en établissement sous la loi P38, avec des effets directs sur des milliers de Québécois en situation de vulnérabilité.
Les personnes racisées, autochtones, pauvres ou victimes de violence conjugale sont disproportionnellement exposées aux interventions coercitives décrites dans le témoignage.
L'absence de mécanismes réels de consentement éclairé en contexte de crise psychiatrique reste un angle mort juridique majeur au Québec.
La question de l'utilisation des contentions — physiques et chimiques — dans les établissements de santé demeure sans encadrement suffisamment strict, selon les groupes entendus.
Le recours à la brutalité policière lors des interventions en santé mentale est un enjeu documenté qui dépasse la seule loi P38 et touche à la formation des corps policiers.
Le fait que certaines recommandations de l'IQRDJ n'aient pas été retenues laisse des lacunes importantes dans la protection des droits des personnes concernées.
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Des personnes en détresse pourraient continuer à subir des gardes en établissement sans accès adéquat à l'information sur leurs droits.
Le projet de loi 23 pourrait renforcer l'autorité des intervenants au détriment de l'autodétermination des personnes concernées.
Sans amendements portant sur le consentement, la transparence et les recours, la légitimation législative des pratiques coercitives sera inscrite dans la loi.
La confiance des populations vulnérables envers le système de santé et les services sociaux risque de s'éroder davantage.
Les groupes de défense des droits pourraient se tourner vers des recours judiciaires si le projet de loi 23 est adopté sans tenir compte de leurs recommandations.
L'absence de ressources volontaires, culturellement adaptées et accessibles en amont des crises continuera d'alimenter le recours aux mesures coercitives.
Le témoignage de Nadine pourrait galvaniser une mobilisation citoyenne plus large autour des droits des personnes en santé mentale au Québec.
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Le projet de loi 23 protège-t-il réellement les droits fondamentaux des personnes en détresse, ou facilite-t-il principalement le travail du système ?
Quels mécanismes concrets garantiront le consentement éclairé et le droit à l'information des personnes placées en garde en établissement ?
Pourquoi certaines recommandations de l'IQRDJ n'ont-elles pas été retenues, et lesquelles touchaient directement aux droits des personnes concernées ?
Comment le gouvernement entend-il s'assurer que les groupes de survivants voient leurs amendements réellement intégrés, et pas seulement « considérés » ?
Quelles ressources volontaires, humaines et culturellement adaptées seront mises en place pour réduire le recours aux interventions coercitives ?
La brutalité policière lors des interventions en santé mentale sera-t-elle enfin encadrée et réduite, ou reste-t-elle hors du périmètre de cette réforme ?
❤️ Merci d'être ici
Merci de suivre APDQ et de t'intéresser à la politique québécoise avec un regard citoyen, libre et indépendant. On continue ensemble.
🔵 Découvre APDQ partout
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UChb298sZlCxkN0BbyPdWYTg
Facebook : https://www.facebook.com/APDQavecDominick/
TikTok : https://www.tiktok.com/@dominickapdq
X : https://x.com/
Threads : https://www.threads.com/@actualite_politique_du_quebec
Bluesky : https://bsky.app/profile/apdq.bsky.social
Instagram : https://www.instagram.com/actualite_politique_du_quebec/
LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/apdq/
Rumble : https://rumble.com/c/APDQ
Odysee : https://odysee.com/@Actualitepolitiqueduquebec:0
Site web : https://actualitepolitiqueduquebec.com
💛 Soutenir APDQ
Carte de crédit : https://buy.stripe.com/aEU01ifePaBTfLi6oo
PayPal : https://www.paypal.com/paypalme/DominickJasmin
Interac : virement@actualitepolitiqueduquebec.com (réponse : Dominick)
