Trump et ses tarifs: la Cour suprême le stoppe… et ça révèle le vrai problème
On vient d’avoir un aveu institutionnel majeur aux États-Unis: la Cour suprême a jugé illégale une grande partie des tarifs “d’urgence” imposés par Donald Trump. Pas un comité partisan. Pas un think tank. La plus haute cour du pays. Et ça met en lumière quelque chose que trop de gens comprennent encore mal: ces tarifs-là n’étaient pas “payés par les pays étrangers”. Ils étaient payés d’abord par des Américains.
Les tarifs de Trump: une taxe déguisée… qui frappe d’abord chez lui
Un tarif douanier, c’est simple: c’est une taxe à l’importation. Dans la vraie vie, ce n’est pas “le Canada” ou “la Chine” qui envoie un chèque à Washington. Ce sont des importateurs (souvent des entreprises américaines) qui paient à la frontière, puis qui tentent ensuite de refiler une partie de la facture dans les prix.
C’est précisément pour ça que cette cause a existé: des entreprises américaines ont contesté ces tarifs. Parce que c’étaient elles qui payaient, et elles ne voulaient plus servir de tiroir-caisse à une stratégie politique.
La combine juridique: invoquer “l’urgence” pour contourner le Congrès
Le cœur du scandale, ce n’est pas juste “les tarifs”. C’est la méthode.
Trump a tenté d’imposer ces tarifs via une loi d’urgence économique (IEEPA), en disant, en gros: urgence = je peux agir vite et seul. Sauf que la Cour suprême vient de trancher: non. Cette loi ne lui donne pas le pouvoir de faire ça. Et surtout, elle rappelle un principe fondamental: en matière de tarifs, c’est le Congrès qui a le pouvoir, pas le président.
Et là, on touche à un point que les gens doivent saisir: le Congrès, ce n’est pas un bloc anti-Canada ou pro-Canada. Il est rempli d’élus (républicains comme démocrates) dont les États et les districts vivent du commerce, des chaînes d’approvisionnement, de l’industrie manufacturière, de l’agroalimentaire, de l’automobile. Les tarifs “à la hache”, ça frappe leurs économies locales. Donc oui, politiquement, Trump s’est aussi mis à dos du monde chez eux.
Le mal est fait… et la facture pourrait être énorme
Autre élément clé: la justice est lente, et pendant que ça se battait en cour, les tarifs ont continué de faire des dégâts.
Aujourd’hui, la question devient explosive: est-ce que le gouvernement américain devra rembourser? Des estimations crédibles parlent de plus de 175 milliards $US potentiellement exposés à des demandes de remboursement.
Et il faut le dire clairement: si des remboursements ont lieu, l’argent retournera majoritairement à des acteurs américains (les importateurs qui ont payé). Donc on a un scénario absurde où:
on a taxé le commerce,
on a perturbé l’économie,
on a alimenté l’inflation et l’incertitude,
et à la fin, on pourrait rembourser… avec l’argent public américain.
Sa réaction confirme tout: il ne recule pas, il contourne
Ce jugement-là aurait pu être un moment de retenue: OK, la Cour a parlé, on ajuste. Sauf que Trump a réagi comme il réagit souvent: attaque des institutions + promesse de contournement.
Il a qualifié la décision de « profondément décevante », s’est dit « absolument honteux » de certains juges, et a insisté qu’il avait « d’autres alternatives » pour continuer sa politique tarifaire.
Et surtout: il a annoncé de nouveaux tarifs presque immédiatement, dont un tarif mondial de 10% pour une durée de 150 jours, cette fois en s’appuyant sur une autre base légale (Section 122 du Trade Act de 1974).
Donc la leçon du jour, c’est pas seulement “il a perdu en cour”.
La leçon, c’est: il pousse jusqu’au mur, puis il cherche la prochaine porte de sortie.
Le “problème Trump”, c’est le rapport aux règles
Trump a été déclaré coupable en 2024, à New York, de 34 chefs d’accusation criminels (falsification de documents d’entreprise). Il a été condamné à une “unconditional discharge” (condamnation sans peine de prison ni amende), et il est en appel.
Donc oui: au sens strict, il a une condamnation criminelle.
Mais l’enjeu politique dépasse même ça. Ce qu’on voit avec les tarifs, c’est une logique de pouvoir qui ressemble à ceci:
“Je fais.”
“Vous me courez après.”
“Quand vous me bloquez, je vous insulte.”
“Puis je recommence autrement.”
Ce n’est pas une gouvernance normale. C’est une gouvernance par rapport de force, avec les lois traitées comme des obstacles temporaires.
Ce que ça dit au monde… et ce que ça doit déclencher ici
Ce jugement envoie un message puissant:
même une Cour suprême à majorité conservatrice peut dire non quand l’abus est trop gros.
et surtout, les “alliés” de Trump ne peuvent pas toujours le suivre quand ça met en péril la structure constitutionnelle elle-même.
Mais attention: ça ne signifie pas que la tempête est finie. Au contraire, ça confirme que Trump cherchera d’autres leviers — plus “légaux” sur papier, mais tout aussi déstabilisants dans l’économie réelle.
Pour le Québec et le Canada, la conclusion est simple:
on ne peut pas “raisonner” un président qui fonctionne en contournement permanent;
on doit bâtir des plans de résilience (approvisionnement, diversification, soutien aux secteurs frappés);
et surtout, comprendre que les seuls qui peuvent vraiment l’arrêter à la source, ce sont les Américains eux-mêmes — par leurs institutions, et ultimement par leurs choix politiques.
Parce qu’au final, ce dossier des tarifs le prouve noir sur blanc: même ses propres entreprises ont dû aller en cour pour se protéger de lui.
❤️ Merci d’être ici
Merci de suivre APDQ et de t’intéresser à la politique québécoise avec un regard citoyen, libre et indépendant. On continue ensemble.
🔵 Découvre APDQ partout
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UChb298sZlCxkN0BbyPdWYTg
Facebook : https://www.facebook.com/APDQavecDominick/
TikTok : https://www.tiktok.com/@dominickapdq
X : https://x.com/PolitiqueQuebec
Instagram : https://www.instagram.com/actualite_politique_du_quebec/
LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/apdq/
Rumble : https://rumble.com/c/APDQ
Odysee : https://odysee.com/@Actualitepolitiqueduquebec:0
💛 Soutenir APDQ
Carte de crédit : https://buy.stripe.com/aEU01ifePaBTfLi6oo
PayPal : https://www.paypal.com/paypalme/DominickJasmin
Interac : virement@actualitepolitiqueduquebec.com
Réponse / validation : Dominick


