🪶 Un projet de loi co-construit avec les Premières Nations : une première historique!
Voix citoyenne pour les Premières Nations — Québec solidaire défie un tabou parlementaire vieux de douze ans.
⭐ INTRODUCTION
Un moment rare vient de se produire à l'Assemblée nationale du Québec. Un député de Québec solidaire a officiellement déposé le projet de loi 698, portant sur la co-construction des mesures législatives et réglementaires touchant les Premières Nations et les Inuits. Ce qui rend cet événement historique, c'est moins le texte du projet lui-même que la façon dont il a été conçu : rédigé conjointement avec des représentants de la PNQL (Première Nation du Québec et Labrador), présenté aux Premières Nations *avant* d'être déposé à l'Assemblée nationale — une rupture délibérée avec une tradition parlementaire invoquée depuis des décennies comme bouclier contre un travail collaboratif réel. L'argument classique du risque d'outrage au Parlement vient d'être mis à l'épreuve — et il n'a pas tenu. Une démonstration concrète que changer de posture envers les Premiers Peuples est possible, si on en a la volonté politique.
🎥 VIDÉO
⏱️ HORODATAGE
00:00 🎬 Dépôt officiel du projet de loi 698
00:22 🏛️ Douze ans de blocage : l'argument de l'outrage au Parlement
00:50 🤝 Co-construction avec la PNQL et les légistes parlementaires
01:18 📜 Présentation aux Premières Nations avant l'Assemblée nationale
01:45 ⚖️ L'exception faite — et aucun outrage constaté
02:05 🚫 La CAQ bloque la motion sur la co-construction
02:28 💬 Un outil durable pour les Premiers Peuples
02:45 🌟 Appel à traiter les nations de nation à nation, d'égal à égal
🏛️ CONTEXTE POLITIQUE
Depuis au moins douze ans, des gouvernements successifs au Québec ont utilisé la notion d'outrage au Parlement pour justifier leur refus de travailler en étroite collaboration avec les Premières Nations lors de l'élaboration des projets de loi les concernant. Cette règle non écrite — jamais vraiment testée — servait de prétexte commode pour maintenir une distance entre les institutions québécoises et les peuples autochtones dans le processus législatif.
Le projet de loi 698 brise ce tabou. Il a été rédigé avec des représentants de la PNQL, relu par des légistes parlementaires, et présenté aux Premières Nations *avant* son dépôt à l'Assemblée nationale. Résultat : aucune sanction, aucun outrage. La règle redoutée s'est révélée être, dans ce cas, un argument creux.
La CAQ a par ailleurs voté contre une motion contenant le mot « co-construction » — terme pourtant appuyé par le Parti libéral du Québec, le Parti québécois et des députés indépendants des circonscriptions de Laporte et de Rosemont. Ce vote illustre une fracture politique claire sur la question de la relation de nation à nation avec les Premiers Peuples.
🔍 ANALYSE CITOYENNE (APDQ)
Ce dépôt de projet de loi est d'abord une démonstration politique par l'exemple. Plutôt que de débattre en théorie de la co-construction, le député a choisi de la pratiquer — et de documenter le résultat. Aucun outrage. Aucune sanction. Juste une loi déposée avec les gens qu'elle concerne.
Ce qui est frappant, c'est la simplicité de l'argument : si le geste est juste, il passe. Pendant douze ans, cet argument n'avait jamais été poussé jusqu'à son terme. Il l'est aujourd'hui, et ça change quelque chose — pas nécessairement la loi elle-même, mais ce qu'on peut désormais exiger comme standard minimum dans les relations législatives avec les Premières Nations.
La réaction de la CAQ est elle aussi révélatrice. Voter contre une motion parce qu'elle contient le mot « co-construction », c'est voter contre le principe même d'une élaboration conjointe des lois avec les peuples autochtones. Ce n'est pas une nuance de procédure, c'est un choix politique assumé.
Il faut noter que ce projet de loi a peu de chances d'être appelé par le gouvernement — son auteur le reconnaît lui-même. Mais il devient un outil de référence, une pièce du dossier que les Premiers Peuples et les formations politiques pourront invoquer dans les législatures à venir.
Le vrai enjeu demeure celui posé en conclusion : traiter les nations autochtones d'égal à égal, pas seulement dans les discours de réconciliation, mais dans la mécanique concrète de la législation.
📢 RÉACTIONS ET CONTROVERSES
La CAQ a voté contre une motion incluant le terme « co-construction », signalant une résistance ferme au principe même d'élaboration législative conjointe avec les Premières Nations.
Le PLQ, le PQ et des indépendants de Laporte et de Rosemont ont appuyé la motion, formant une coalition inattendue sur cette question.
Le dépôt du projet de loi aux Premières Nations avant son arrivée à l'Assemblée nationale a représenté une rupture délibérée avec le protocole habituel — sans conséquence juridique, contrairement à ce que plusieurs gouvernements avaient toujours prétendu.
L'argument de l'outrage au Parlement, utilisé comme frein pendant plus d'une décennie, vient d'être mis à l'épreuve concrète et n'a pas résisté.
L'implication directe de la PNQL dans la rédaction du texte constitue une première dans l'histoire parlementaire québécoise récente.
⚖️ CONSÉQUENCES LÉGISLATIVES ET SOCIALES
Le projet de loi 698 établit un précédent procédural : il est désormais démontré qu'un texte de loi peut être co-rédigé avec des représentants des Premières Nations sans constituer d'outrage au Parlement.
Même si le gouvernement CAQ ne l'appelle pas, la loi devient un document de référence pour les futures législatures et pour les organisations autochtones elles-mêmes.
La PNQL sort de ce processus avec un rôle formellement documenté dans la conception d'une loi québécoise — une reconnaissance symbolique et pratique inédite.
Le vote de la CAQ contre la motion sur la co-construction s'inscrit au registre politique et pourra être rappelé lors de futurs débats sur les droits des peuples autochtones au Québec.
L'épisode souligne le fossé persistant entre les déclarations de réconciliation et les actes concrets dans les institutions québécoises.
🚨 IMPACTS POSSIBLES
Ce précédent pourrait encourager d'autres formations politiques à adopter une démarche de co-construction législative dans leurs propres projets de loi touchant les Premiers Peuples.
Le refus de la CAQ de soutenir la co-construction pourrait devenir un enjeu électoral dans les circonscriptions à forte présence autochtone lors des élections générales de 2026.
L'argument de l'outrage au Parlement, désormais fragilisé, ne pourra plus être utilisé aussi facilement comme prétexte pour exclure les Premières Nations des processus législatifs.
Le projet de loi 698, même s'il ne progresse pas, donne aux organisations autochtones un levier juridique et symbolique pour exiger une participation réelle.
Le modèle de co-rédaction avec la PNQL pourrait inspirer des approches similaires dans d'autres provinces canadiennes ou au fédéral.
L'alignement PLQ-PQ-indépendants sur la motion pourrait préfigurer un bloc plus large en faveur des droits autochtones à l'Assemblée nationale dans les prochains mois.
❓ QUESTIONS ESSENTIELLES
Pourquoi la CAQ refuse-t-elle catégoriquement le principe de co-construction avec les Premières Nations, et quelle est sa vision alternative de la relation de nation à nation?
Si l'argument de l'outrage au Parlement n'a jamais été valide, qui a intérêt à ce qu'il continue d'être invoqué — et pourquoi?
Les autres partis qui ont appuyé la motion sont-ils prêts à s'engager formellement à adopter une démarche de co-construction s'ils accèdent au pouvoir?
Le projet de loi 698 sera-t-il utilisé comme outil lors des négociations nation à nation à venir, indépendamment de son sort parlementaire?
Quel rôle jouera la PNQL dans la suite du processus politique entourant ce projet de loi?
À quel moment les institutions québécoises cesseront-elles de traiter la co-construction comme une exception et en feront-elles la norme?
❤️ Merci d'être ici
Merci de suivre APDQ et de t'intéresser à la politique québécoise avec un regard citoyen, libre et indépendant. On continue ensemble.
🔵 Découvre APDQ partout
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UChb298sZlCxkN0BbyPdWYTg
Facebook : https://www.facebook.com/APDQavecDominick/
TikTok : https://www.tiktok.com/@dominickapdq
X : https://x.com/
Threads : https://www.threads.com/@actualite_politique_du_quebec
Bluesky : https://bsky.app/profile/apdq.bsky.social
Instagram : https://www.instagram.com/actualite_politique_du_quebec/
LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/apdq/
Rumble : https://rumble.com/c/APDQ
Odysee : https://odysee.com/@Actualitepolitiqueduquebec:0
Site web : https://actualitepolitiqueduquebec.com
💛 Soutenir APDQ
Carte de crédit : https://buy.stripe.com/aEU01ifePaBTfLi6oo
PayPal : https://www.paypal.com/paypalme/DominickJasmin
Interac : virement@actualitepolitiqueduquebec.com (réponse : Dominick)
