500 $ pour une case “homme/femme” : quand les tribunaux commencent à réécrire la vie ordinaire
Le gros bon sens est-il devenu illégal?
Aujourd’hui, on a franchi un cap.
Un salon de coiffure de Longueuil, Station10, a été condamné à verser 500 $ à une personne non binaire, parce que le système de prise de rendez-vous en ligne obligeait à choisir “coupe homme” ou “coupe femme”. Le Tribunal des droits de la personne a jugé que ce fonctionnement était discriminatoire et a accordé des dommages pour un préjudice psychologique.
Sur papier, c’est “juste” 500 $. Mais le message est immense : on n’est plus seulement dans l’idée d’“avoir accès au service”. On est dans l’idée que le commerçant doit adapter ses catégories, ses formulaires et ses pratiques à une demande identitaire — sinon, il paie.
Et c’est exactement là que le citoyen ordinaire décroche.
Petit rappel : la médecine n’écrit pas la loi, et la loi ne devrait pas gérer nos formulaires
On me dira : “oui, mais la science dit ci, l’OMS dit ça.” Justement. Même l’OMS a changé son classement : ICD-10 (1990) mettait “transsexualism” (F64.0) dans les troubles mentaux et comportementaux; ICD-11 l’a sorti de là et l’a déplacé vers la santé sexuelle (“gender incongruence”), en vigueur depuis le 1er janvier 2022.
Aux États-Unis, même tendance : DSM-III (1980) parlait de “transsexualism”, DSM-IV (1994) de “gender identity disorder”, puis DSM-5 (2013) de “gender dysphoria”, centré sur la souffrance.
Mais qu’on se comprenne : ce glissement médical ne devrait pas devenir un passe-droit pour judiciariser la vie ordinaire. Une classification clinique sert à guider des soins, pas à transformer les commerces et les écoles en champs de mines administratifs.
Le vrai problème : on transforme une exception en obligation pour tout le monde
Je vais le dire simplement : dans une société libre, le principe doit rester clair.
Oui, tout le monde doit pouvoir recevoir un service sans humiliation ni rejet.
Non, la majorité n’a pas à se faire reprogrammer pour que chaque détail du quotidien épouse toutes les identités possibles.
Parce que sinon, on crée une société où la règle commune devient suspecte, où parler normalement devient risqué, et où la petite friction du réel se règle… devant les tribunaux.
Le résultat, c’est toujours le même : la confiance casse. Et quand la confiance casse, ce n’est pas “les extrêmes” qui paient la facture. C’est tout le monde.
Pourquoi un tribunal peut aller jusque-là
Ce n’est pas “un juge qui invente” pour le plaisir. Il applique un cadre qui existe : au Québec, la Charte interdit la discrimination dans les services au public pour certains motifs, et l’identité ou l’expression de genre fait partie des motifs ajoutés par le législateur.
Donc oui : si tu veux empêcher ce type de décision de se reproduire, ça ne passe pas par des slogans. Ça passe par la politique. Par une discussion honnête sur où doit s’arrêter l’obligation d’accommodement.
Mettre le pied à terre : la ligne que je veux voir dans la loi
Je ne parle pas de traiter les gens avec mépris. Je parle de protéger une évidence sociale : la vie collective fonctionne avec des repères communs.
La loi devrait affirmer deux choses en même temps, sans hypocrisie :
D’un côté, la protection contre le refus de service et les mauvais traitements.
De l’autre, une limite nette : l’obligation d’accommodement ne doit pas forcer la société, les écoles et les commerces à remodeler leurs catégories de base à l’infini.
Autrement dit : accès au service, oui. Réécriture du quotidien, non.
Concrètement : qu’est-ce qu’on change pour “reculer en arrière” sur ce terrain?
Voici des pistes claires, politiques, assumées, qui “mettent le pied à terre” sans virer dans la chasse aux sorcières.
Encadrer l’accommodement dans les services au public
Inscrire dans la loi une règle simple : l’accommodement vise à garantir l’accès au service, pas à imposer une reconnaissance symbolique ou linguistique dans chaque formulaire, menu, inscription ou catégorie.
Ça veut dire quoi?
Que tant qu’un commerce sert tout le monde aux mêmes conditions, il ne devrait pas être sanctionné parce que sa grille de services utilise des catégories usuelles.
Créer un filtre contre la judiciarisation du quotidien
Avant d’en arriver à des dommages et à une décision qui fait jurisprudence “culturelle”, imposer une étape obligatoire : correction/avis + médiation.
Le but? Corriger les situations réelles de rejet, sans faire de chaque irritant une cause exemplaire.
Protéger les institutions contre la logique du “tout le monde s’efface”
Même logique en milieu scolaire : on peut avoir de la sensibilité, sans abolir des repères communs pour éviter qu’une réalité minoritaire soit inconfortable.
Une société ne peut pas fonctionner si chaque tradition, chaque mot, chaque catégorie doit disparaître parce qu’elle ne couvre pas 100 % des cas.
La conclusion que je tire
Ce jugement n’est pas juste une histoire de coupe de cheveux.
C’est un symptôme : celui d’un État qui, au nom de la vertu, glisse vers la gestion juridique des détails les plus banals — et donne l’impression que la norme commune doit s’excuser d’exister.
Le Québec peut être respectueux sans être à genoux.
Et si on ne remet pas une limite claire maintenant, la prochaine bataille ne sera pas sur une case “homme/femme”. Elle sera sur tout le reste : écoles, formulaires, institutions, langage, traditions… jusqu’à ce que la majorité se dise : “ça suffit”.
❤️ Merci d’être ici
Merci de suivre APDQ et de t’intéresser à la politique québécoise avec un regard citoyen, libre et indépendant. On continue ensemble.
🔵 Découvre APDQ partout
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UChb298sZlCxkN0BbyPdWYTg
Facebook : https://www.facebook.com/APDQavecDominick/
TikTok : https://www.tiktok.com/@dominickapdq
X : https://x.com/PolitiqueQuebec
Instagram : https://www.instagram.com/actualite_politique_du_quebec/
LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/apdq/
Rumble : https://rumble.com/c/APDQ
Odysee : https://odysee.com/@Actualitepolitiqueduquebec:0
💛 Soutenir APDQ
Carte de crédit : https://buy.stripe.com/aEU01ifePaBTfLi6oo
PayPal : https://www.paypal.com/paypalme/DominickJasmin
Interac : virement@actualitepolitiqueduquebec.com
Réponse / validation : Dominick


