🔥 Québec pays + Canada pays: plus forts à deux?
🔥 Deux pays, une alliance: le plan pour tenir tête
Il y a des époques où la souveraineté ressemble à un mot noble, presque abstrait. Et puis, un matin, elle devient une facture. Un tarif. Une menace écrite noir sur blanc.
C’est là qu’on est rendus.
À Davos, Mark Carney a fait quelque chose de rare: il a parlé comme si le Canada existait pour vrai. Il a décrit un monde qui glisse du “règles et traités” vers le rapport de force. Il a appelé les “puissances moyennes” à se tenir ensemble face aux puissances hégémoniques. Qu’on l’aime ou non, c’était un discours de dignité. Pas un discours pour plaire. Un discours pour se tenir debout.
Et dans les jours qui ont suivi, on a vu exactement pourquoi ce discours dérange.
Au départ, l’idée de diversifier un peu, de régler des irritants commerciaux avec la Chine, de réduire une dépendance excessive envers un seul marché, ça pouvait se défendre. Pas parce que la Chine est “gentille”. Parce que dépendre d’un seul partenaire, surtout quand ce partenaire devient imprévisible, c’est du suicide stratégique.
Mais après Davos, l’entente n’a même plus été jugée sur son contenu. Elle a été jugée sur ce qu’elle représente: l’idée que le Canada puisse agir sans demander la permission.
Et c’est là que Trump est intervenu. Comme un intimidateur qui veut remettre tout le monde à sa place.
Menace de droits de douane de 100% si Ottawa poursuit une entente avec Pékin. Accusation de “port de dépôt” pour la Chine. Et le mépris symbolique: “Governor Carney”, comme si le Canada n’était pas un pays, mais une administration régionale.
Il faut appeler ça par son vrai nom: ce n’est pas un débat commercial normal. C’est un test d’obéissance.
Oui, les tarifs font mal des deux côtés. Souvent, c’est l’importateur américain qui paie à la frontière, puis ça remonte dans les prix et les marges. Mais l’objectif, ce n’est pas l’efficacité économique. L’objectif, c’est de rendre nos produits tellement chers que les acheteurs américains décrochent, que les chaînes se déplacent, que des régions chez nous prennent le coup… et que le message s’imprime: “vos choix souverains, c’est moi qui les autorise”.
Et là, on touche à l’enjeu central: si exercer sa souveraineté déclenche une punition, alors la souveraineté devient conditionnelle. On n’a plus un pays. On a un bail.
C’est pour ça que la réaction ne peut pas être de plier “pour calmer le jeu”. Parce que plier une fois, c’est enseigner au monde que ça marche. Et si ça marche contre le Canada, ça va marcher contre d’autres. Les pays moyens n’auront plus de politique étrangère: ils auront une laisse.
La vraie réponse, ce n’est pas de foncer dans un mur. C’est de tenir tête intelligemment.
D’abord, une ligne claire: on ne négocie pas sous menace. On ne valide pas le chantage comme méthode. Ensuite, on neutralise les prétextes faciles (le “backdoor” chinois) avec des règles claires et transparentes sur l’origine, le transbordement, la traçabilité. Pas pour s’écraser: pour empêcher la propagande de devenir un déclencheur.
Mais surtout, il faut rendre Davos réel: la coalition. Le Canada, seul, n’a pas la masse pour imposer un rapport de force aux États-Unis. Il faut des partenaires qui comprennent que si on laisse passer la coercition aujourd’hui, on s’expose tous demain. L’Union européenne a même formalisé cette idée avec un outil anti-coercition, justement pour dissuader ce type de chantage économique.
Et c’est là que ça rejoint le Québec, directement.
Parce qu’au Québec, dès qu’on parle de souveraineté, il y a toujours un réflexe fédéraliste qui revient: “Heureusement qu’on est au Canada, sinon le Québec se ferait manger tout cru par les États-Unis.”
Sauf que ce qu’on voit en ce moment, c’est que les États-Unis tentent déjà de “manger tout cru” le Canada. Le Canada n’a pas l’économie ni l’armée pour se défendre seul contre un intimidateur de cette taille. Il lui faut aussi une coalition. Alors l’argument “seul on meurt” ne règle rien: il décrit simplement la réalité des pays moyens.
La vraie question, c’est plutôt celle-ci: dans une crise comme celle-là, est-ce que le Québec est mieux protégé comme province… ou plus vulnérable?
Et là, il y a un angle que trop de gens évitent: quand Ottawa négocie sous pression, il peut être tenté de “gagner ailleurs” en concédant sur un dossier qui touche plus durement une province. Dans une fédération, c’est un risque structurel: certains intérêts deviennent des variables d’ajustement. Des monnaies d’échange. Et le Québec, parce qu’il est distinct, parce qu’il ne pèse pas pareil dans toutes les coalitions internes, peut se retrouver à payer pour l’équilibre canadien.
Un Québec souverain enlèverait cette option-là. Personne ne pourrait “échanger” le Québec. Le Québec parlerait pour lui-même, défendrait ses lignes rouges, et surtout, pourrait s’allier au Canada non pas comme une province qu’on consulte, mais comme un pays partenaire. Deux pays, une même menace, une même compréhension: si tu laisses l’intimidation écraser l’autre, tu seras le prochain.
Est-ce que ça réglerait tout? Non. Deux États, ça peut aussi donner deux points d’attaque à Washington si l’alignement n’est pas béton. “Diviser pour régner”, c’est une stratégie vieille comme le monde. Mais si Québec et Canada sont conscients de ce piège, et structurent leur alliance comme un réflexe — économique, diplomatique, sécuritaire — alors on n’ajoute pas une faiblesse: on ajoute un verrou.
L’idée centrale reste la même, qu’on parle du Canada ou du Québec: la souveraineté n’est pas l’isolement. La souveraineté, c’est la capacité de choisir… et de bâtir les alliances qui empêchent le plus fort de te punir pour tes choix.
Si on ne fait pas ça, voici ce que ça veut dire, pour nous et pour le monde: la démocratie devient un décor, et les décisions réelles se prennent sous menace. Un pays “libre” tant qu’il obéit.
Si on se tient debout, sans bravade inutile mais sans soumission, on envoie un autre message: l’intimidation n’est pas une norme internationale. Et les pays moyens peuvent encore exister, choisir, et s’unir.
C’est peut-être ça, la bataille de 2026: pas seulement des tarifs. La question de savoir si la souveraineté existe encore… ou si elle a été remplacée par la permission du plus fort.
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